Samedi du FRAC soutenu par le CST : Malgré le climat de terreur, des milliers de manifestants dans les rues de Lomé

FacebookTwitterGoogle+

Samedi du FRAC soutenu par le CST : Malgré le climat de terreur,

des milliers de manifestants dans les rues de Lomé

C’est dans une atmosphère surchauffée, le tout rempli de colère et de d’indignation que les responsables, militants et sympathisants du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) ont bravé les intimidations et la psychose née des multiples interpellations, arrestations et kidnappings pour répondre massivement à l’appel de manifestation organisée conjointement par les responsables du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et du CST ce samedi 26 janvier 2013.

La particularité de ladite manifestation est qu’elle se déroule au lendemain de la présentation par les responsables de la sécurité des présumés auteurs des incendies des grands marchés du Togo. Ce qui, d’après nos investigations, ont poussé les populations à sortir en grand nombre pour dénoncer ce qu’elles appellent une « supercherie » ou « duperie » d’un pouvoir agonisant et vomi. Et c’est le leader de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre FABRE, qui était en tête de peloton de la marche qui a conduit les manifestants de Bè-Kpota à la plage de Lomé en face de l’hôtel de la paix.
« Yark faussaire. Arrêtez la chasse aux sorcières », « Non à la falsification et aux montages. Libérez les personnes détenues arbitrairement », « Victoire au CST et au peuple togolais », « Non au régime d’exception RPT-UNIR ». Ce sont, entre autres, les mots que comportent les pancartes exhibées lors de la manifestation de ce samedi par les manifestants qui, rappelons-le, malgré les multiples interpellations, arrestations et enlèvements de tout genre, ont répondu présent à l’appel des responsables du FRAC et du CST.

Partis du rond point de la station Sun Agip de Bè Kpota-Djifa, la marrée humaine a, comme à l’accoutumée, battu le pavé aux cris et slogans hostiles au régime en place tels : « Faure, on est fatigué de toi », « Faure, tu n’as aucune culture de la gestion », « Enfermez-nous tous et vous serez libres », « Gouvernement incompétents et remplis de voyous», « Nous sommes tous prêts à aller en prison », « Faurevi Hélou », « Faurevi améwouto », « Essi mou lé Togo, gaz yélé Togo», « Wawo yéto zoa, mounyi miawo yéto zoa ». Sur tout le parcours, les manifestants ont hué les forces dites de l’ordre et de sécurité à chaque fois qu’elles se font visibles ou tentent d’intervenir pour quelque chose que ce soit. Une atmosphère de surexcitation doublée de colère a animée la foule qui à travers des chants patriotiques et révolutionnaires comme : « kalèto mouvon nao », « Fofo si nousè lé », « la marche républicaine » ont été repris en chœur et avec bravoure tout au long de l’itinéraire jusqu’à la plage en face de l’hôtel de la paix, point de chute de la marche.

Le meeting de la colère

Presque tous les orateurs qui se sont succédé pour haranguer l’immense foule, montraient à travers leurs interventions des signes de colère face au montage grotesque du pouvoir qui présente les responsables du CST comme commanditaires des incendies des marchés du Togo. Mais, l’essentiel des messages est basé sur les interpellations, arrestations et kidnappings des responsables de l’opposition et de leurs militants.

Francis Pédro AMOUZU, après avoir témoigné sa gratitude aux manifestants qui, malgré la psychose engendrée par les interpellations, arrestations et enlèvements arbitraires ont répondu à l’appel, a fait savoir que c’est un montage grotesque que le pouvoir togolais a présenté au peuple pour se disculper. Il a invité les uns et les autres à ne pas céder aux intimidations et menaces d’où qu’elles viennent et à rester sereins. Il a également témoigné sa gratitude aux journalistes qui sont restés attachés aux valeurs de la profession. Quant à ceux qui font l’objet de menaces et d’interpellations parmi eux, l’orateur a demandé de rester sereins et de faire preuve de courage.

Abondant dans le même sens, le Commandant Olivier Amah POKO, a fait ressortir le caractère irrespectueux des textes qui régentent le Togo au sujet des interpellations et arrestations qui s’opèrent par les autorités togolaises. Il a dénoncé le fait que ces interpellations et arrestations soient opérées par la gendarmerie nationale et non les officiers de police qui ont compétence en la matière conformément aux textes du métier.

L’oncle maternel de l’un de ces interpellés appelés communément « Tométy » qui avait fait des déclarations mettant en cause les responsables du CST, Ayité TOMETY a apporté des éclaircissements aux propos de son neveux. A l’en croire, tout ce que son neveux a raconté sur les ondes, est erroné. « Nous étions tous à la maison ce jour-là quand l’une de nos cousines lui a téléphoné pour l’informer de l’incendie puisqu’elle est revendeuse au grand marché. Il m’a ensuite réveillé en m’informant à mon tour. C’est de là que je l’ai remorqué sur ma moto et tous les deux on s’est rendu au grand marché pour constater les faits. Je suis peiné de l’entendre dire qu’il était sur les lieux avant l’incendie », a témoigné l’oncle de Tométy.

Claude AMEGANVI a fait l’historique des évènements odieux du 25 janvier 1993 au cours desquels « la Brigade rouge » a fait usage d’armes à feu sur les manifestants de l’opposition qui s’apprêtaient à accueillir les ministres allemand et français Marcel Debashe et Schaëffer. Il a situé les responsabilités en tenant pour responsables les autorités togolaises du RPT. Il a par ailleurs informé l’assistance d’une convocation émanant des responsables de la gendarmerie pour ce qui concerne la commémoration des 20 ans de cet évènement macabre. « La convocation m’a été apportée par un certaine capitaine Agbenda assisté d’un autre gendarme pour le lundi. Ils me reprochent d’avoir appelé cette place Fréau Jardin au lieu de Anani Santos», a-t-il informé.

Madame Dovi AMOUZOU et Frédéric Abass KABOUA ont révélé au grand jour les machinations du système RPT-UNIR agonisant. Madame Dovi AMOUZOU quant à elle, a aussi témoigné sa gratitude aux journalistes pour le travail risqué qu’ils abattent par ce temps où la psychose est généralisée et où ils sont aussi traqués. Elle a informé l’assistance d’une aide qu’un journaliste lui a apporté dans la consolation de madame ADJA déboussolée.

Frédéric Abass KABOUA, après avoir dénoncé le montage grotesque des autorités togolaises a mis un accent particulier sur l’origine du ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark DAMEHANE. Selon lui, ce dernier n’est pas Togolais mais originaire du Burkina-Faso. « Et donc tout le cinéma qu’il fait, est du déjà vu », a-t-il fait comprendre.

En l’absence du président de la jeunesse de l’ANC, Jean EKLOU arrêté, c’est un autre responsable de cette jeunesse, Rufin AZIAMOE qui a lancé à l’endroit de la jeunesse de l’opposition ce mot d’encouragement et de bravoure. « Ce n’est pas parce que le président de la jeunesse et quelques uns de nos militants jeunes ont été arrêtés que la jeunesse va se terrer ou va disparaitre. Non ! », a-t-il indiqué avant d’ajouter que « S’ils veulent, ils peuvent nous arrêter tous. Il y a aura sûrement d’autres qui continueront la lutte et arriveront au terme de celle-ci.»

Le Professeur Komi WOLOU, a également dénoncé le montage des responsables de la sécurité présentant les responsables du CST comme étant auteurs des incendies. Il a insisté sur le fait que ces choses n’arrêteront jamais l’ardeur des responsables du CST à aller jusqu’au bout de leur conviction qui est celle de la liberté du peuple togolais. Il a par ailleurs appelé les populations à la mobilisation et à la sérénité et leur demandé de répondre massivement à leurs appels quelque soit ce qui se passe.

Clôturant la série des interventions, le leader de l’ANC, Jean-Pierre FABRE, comme ses prédécesseurs a dénoncé avec fermeté le montage grotesque et mensonger des autorités en charge de la sécurité et a donné quelques exemples à cet effet. Jean-Pierre FABRE trouve grossier le scenario que tente de monter le ministre de la sécurité contre certains responsables du CST, en l’occurrence ceux de sa formation politique pour les interpeller afin de décapiter le mouvement citoyen. Il n’a pas manqué de dénoncer les interpellations et arrestations qui se poursuivent et a invité les populations de Lomé et ses environs à se masser devant la BTCI de Lomé, le lundi 28 janvier 2013 pour accompagner le responsable du Parti des Travailleurs qui doit répondre à une convocation qui lui a été adressée par les responsables de la gendarmerie de Lomé. « A travers cette convocation, c’est le peuple qui est convoqué. Tous, accompagnons Claude à la gendarmerie le lundi prochain », a-t-il recommandé. Le leader de l’ANC pour clore son intervention, a aussi appelé les populations à la vigilance, à la mobilisation et à la sérénité.

Source : MO5-Togo
  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

  • SONY DSC

    SONY DSC

Autres articles pouvant également vous intéresser: