Manifestation du FRAC réprimée par les agents de la police et la gendarmerie

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Manifestation du FRAC réprimée par les agents de la police et la gendarmerie

Encore des blessés et des arrestations parmi les populations aux mains nues

 

Responsables, militants et sympathisants du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), ont une fois encore été la cible des agents de la police et de la gendarmerie dépêchés sur tout l’itinéraire que devait prendre la marche de contestation de ce samedi 01 janvier 2012. Depuis deux ans et demi, rappelons-le, le FRAC manifeste tous les samedis dans les rues de la capitale pour revendiquer la victoire du leader de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre FABRE et crier leur ras-le-bol du régime RPT/UNIR/UFC. Mais la manifestation de ce jour sera, une fois encore, violemment dispersées à coups de grenades lacrymogènes et à fragmentations, par les forces de l’ordre au niveau du carrefour d’Assivito (S3G). On dénombre de nombreux blessés, pour la plus part des femmes, sérieusement molestées ainsi que des arrestations au sein des manifestants, parmi lesquels deux responsables de l’Alliance nationale pour le Changement (ANC)..   

Avec à sa tête, les leaders du FRAC, à savoir, Jean-Pierre FABRE, Président national de de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Alphonse KPOGO, Secrétaire général de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) et Bodé TCHAKOURA, Secrétaire national du Parti Socialiste pour le Renouveau (PSR), ainsi que le Président de la Fédération Internationale de l’ANC, Antoine BAWA, le Secrétaire général et des Secrétaires nationaux de l’ANC, le long cortège de plusieurs centaines de mètres s’est étiré  à travers les principales artères de la capitale Lomé pendant de longues heures. Malgré les intimidations et les violences policières, c’est aux sons de chansons traditionnelles, révolutionnaires et religieuses que les militants et sympathisants du FRAC ont rallié la Plage du Changement, pour dénoncer l’arbitraire et l’injustice au Togo et revendiquer la victoire de Jean-Pierre FABRE à la présidentielle du 04 mars 2010. Sur les pancartes on pouvait lire : « Le CST ira jusqu’au bout », « Exigeons les réformes politiques », «  Pas d’élection au Togo sans consensus».

Dans leur progression vers la plage du Changement, les manifestants ont marqué, symboliquement, des arrêts au carrefour Deckon, devant la gendarmerie nationale et devant le commissariat central de Lomé.

Cette manifestation pacifique, bon enfant, prendra rapidement une autre tournure au niveau du carrefour d’Assivito (S3G), face à un imposant détachement de la police et de la gendarmerie fortement armé, décidé à imposer, en violation de la loi, un itinéraire de dernière minute aux manifestants. Pendant que les organisateurs tentaient de faire valoir leur droit et expliquer aux officiers présents que cette modification unilatérale de l’itinéraire est violation de la loi, l’ordre de dispersion a été donnée avec une pluie de grenades lacrymogènes et à fragmentations. Une fois encore, les forces de l’ordre ont montré au peuple togolais la face hideuse du régime RPT/UNI/UFC en tirant sur les manifestants, les tabassant avec une rare sauvagerie, faisant de nombreux blessés notamment parmi les femmes. Nombreuses personnes, dont le Professeur Roger KEKEY, Secrétaire National à la Formation Supérieure et à la Recherche Scientifique et Amakoé AHEEY, Coordinateur de la Fédération du Yotos, tous deux membres du Bureau National de l’ANC, sont arrêtées et détenues à la gendarmerie sans aucune raison.

L’intégrité physique du Président National l’ANC, Jean-Pierre FABRE et celle de certains responsables qui l’accompagnaient ont été sérieusement menacées par les forces de l’ordre qui, à maintes reprises, les ont pris pour cibles avant de dresser un imposant barrage, empêchant son véhicule de quitter les lieux.

Pendant près de 30 mn, fusils et caméras de la gendarmerie sont braqués sur le véhicule de Jean-Pierre FABRE, comme un vulgaire malfrat. La détermination des militants et celle de quelques membres du Bureau national de l’ANC avec à leur tête, le Secrétaire général, Jean-Claude CODJO, ont eu raison de la soldatesque.

Le Président National, accompagné de centaines de militants, a pu, enfin, rejoindre la plage du Changement où attendaient des milliers d’autres militants et sympathisants. Et c’est sous des ovations que le leader de l’ANC a été reçu à la place du changement où a débuté le meeting d’informations.

A la place du changement pour le meeting d’informations

Juste trois brèves interventions ont marqué le meeting d’informations. C’est l’honorable député de l’ANC à l’Assemblée nationale, Robert OLYMPIO, qui est le premier à prendre la parole. Il a fait, en ironisant, allusion au prétendu décès du chef de l’Etat, Faure GNASSINGBE. L’orateur a ainsi fait remarquer que ce n’est pas ce qui préoccupe, pour le moment, le FRAC et l’ANC.  Car, explique-t-il, par le passé, les pharaons ont existé mais aujourd’hui ils sont tous morts. Il en est de même pour tous les régimes. « Tout cela passera. N’ayez crainte. Nous réussirons à coup sûr ! », a-t-il affirmé.

Même son de cloche chez le représentant du PSR, Bodé TCHAKOURA qui a invité les uns et les autres à ne pas se laisser divertir par les rumeurs qui courent au sujet d’un prétendu décès de Faure GBASSINGBE. « Ne nous laissons pas divertir ce qui se raconte. Restons vigilants !», a-t-il recommandé.

Au sujet de la brutalité des forces l’ordre qui ont violemment dispersé les manifestants, Bodé TCHAKOURA a laissé entendre que depuis quelques années, ils ont toujours marché de façon pacifique en respectant les lois de la République et qu’il appartient désormais, au régime RPT/UNIR de respecter aussi la loi.  « Nous avons toujours marché de façon pacifique en respectant les lois de la République parce que notre combat s’inscrit dans celui des idées. Ceux qui ont fait monter la tension aujourd’hui, savent pourquoi ils l’ont fait », a-t-il indiqué.

Le leader de l’ANC, Jean-Pierre FABRE a été le dernier à prendre la parole devant l’immense foule de manifestants qui n’attendait que lui. Il a ainsi fait remarquer que, c’est à eux qu’on demande toujours d’aller doucement parce que la politique n’est pas une bataille. « Mais moi, je vous dis que la politique est une bataille », a-t-il précisé avant d’ajouter que personne ne te dira de te battre pour obtenir ta liberté et que personne ne luttera à ta place. « Ta lutte, tu dois la mener toi-même. Si tu luttes, ne comptes sur personne. Comptes sur toi-même et tu obtiendras ta liberté », a recommandé le leader de l’ANC.

Jean-Pierre FABRE n’a pas manqué de faire un rapprochement entre la situation politique togolaise et celle qui prévaut au sein de l’UMP en France où deux candidats à la présidence du parti, revendiquent chacun la victoire. « Celui qui sait qu’il a vraiment gagné doit se battre pour obtenir le poste », a-t-il fait remarquer. « Si dans le cas français, celui qui dit avoir gagné les élections a pu  créer librement un groupe parlementaire conformément aux lois en vigueur pourquoi cela ne pas être le cas au Togo ? » s’est indigné Jean-Pierre FABRE avant de poursuivre : « Mais ça s’est passé en France et il n’y a pas eu de problème. Mais, pourquoi cela ne peut-il pas se passer dans notre pays ? ».

Avec solennité, Jean-Pierre FABRE affirme : « Quand on te triche, n’acceptes jamais ! » avant d’annoncer la bagarre pour les jours prochains. « Si on veut la liberté, ce qui a lieu de faire pour l’obtenir, c’est ce que nous ferons », a-t-il poursuivi.

Pour clore son intervention, le leader de l’ANC a convié, en ces termes, les militants et sympathisants à une mobilisation accrue : « Cette bataille, nous avons refusé de la mener, c’est pourquoi nous ne nous en sortons pas. Mais cette fois-ci, nous sommes obligés de la mener jusqu’à la victoire. Que celui qui a des oreilles entende ! ».

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