Grand meeting du Collectif Sauvons le Togo à Lomé le samedi 29 Juin 2013

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Intervention de Jean-Pierre FABRE,

président national de l’ANC

Intervention de Placide DA SILVA,

président de la sous-section Etats-Unis d’Amerique de l’ANC

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Le CST s’insurge contre l’invalidation de sa liste dans la Kozah

 

Les responsables du Collectif “Sauvons le Togo” (CST) ont tenu leur meeting hebdomadaire le samedi 29 juin dernier pour manifester leur désaccord face au rejet de leur candidature dans la Kozah par la Cour Constitutionnelle, et aussi expliquer à la population les vraies raisons de dépôt de leur candidature à la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

La place du changement était bondée de monde venu nombreux au meeting du samedi pour écouter les premiers responsables du Cst, notamment Me Zeus Ajavon et le Président national de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre Fabre revenus d’une tournée européenne.

Le coordinateur de CST Me Zeus Ajavon, s’est dit étonné de la légèreté dont la Cour Constitutionnelle a fait montre en rejetant la liste des candidatures du CST dans la Kozah.

En effet, selon Me Zeus Ajavon, cette cour a agit en contradiction du code électoral qui ne lui a jamais donné des prérogatives de rejeter des candidatures. “Le rôle de la cour constitutionnelle ici est de recevoir les dossiers qui lui sont transmis et juste de les afficher. Elle n’a pas compétence de rejeter une liste. Car seule la Céni a compétence de refuser une candidature. Et quand un candidat conteste le rejet de sa candidature par la Céni, il saisit alors la cour constitutionnelle qui peut maintenant se prononcer. Mais dans le cas d’espèce, la cour ne peut pas s’autosaisir, puisqu’il n’ya pas de contentieux entre un candidat et la Céni”.

Cette manière de procéder par la Cour Constitutionnelle ne relève plus du professionnalisme, mais de la peur que le régime a eue par rapport aux candidats de cette liste dans la Kozah. Le coordinateur du Cst demande donc à la Cour Constitutionnelle de prendre ses responsabilités en tant qu’une institution respectable pour ne pas créer des tensions avant la tenue des élections.

Il a poursuivi en ces termes que: “toutes les étapes du processus ont été entachées d’irrégularités d’où la nécessité d’aller d’abord au dialogue pour trouver un minimum d’accord politique avant la tenue du scrutin”. Une conférence de presse s’est tenue hier à cet effet (lire in extenso la déclaration liminaire).

Malgré l’insistance du public, le coordinateur du Cst n’a pas fait grande révélation sur l’objet de sa tournée européenne. Il a néanmoins affirmé avoir rencontré certains compatriotes comme Koffi Yamgnane, François Boko, Harry Olympio et d’autres avec qui il a discuté sur la situation sociopolitique du pays. Il a rassuré leurs militants (les militants du Cst), qu’ils sont à la recherche de tous les voies et moyens afin de créer un climat sociopolitique apaisé dans le pays.

Le président national de l’Anc, Jean-Pierre Fabre a de son côté déclaré que sa tournée l’a amené au Quai d’Orsay, à l’Elysée et au ministère allemand des affaires étrangères où il a eu à discuter avec des partenaires sur les conditions dans lesquelles le régime s’obstine à organiser les législatives.

Abordant les raisons qui ont motivé le dépôt de leurs candidatures, Jean-Pierre Fabre dit que c’est la peur des membres de la coalition Arc-en-ciel qui a fait tout chamboulé.

En effet, selon le président de l’Anc, les deux regroupements de l’opposition ont convenu de ne pas aller à ces élections sans un dialogue préalable. Et sans leur participation, la crédibilité du scrutin serait remise en cause. Mais à une semaine de la clôture des candidatures, les responsables de la coalition Arc-en-ciel, nous ont conviés à une réunion où ils nous ont suggéré de déposer les dossiers à titre conservatoire. Ce que nous avons refusé. Alors, nous leur avons proposé que nos deux regroupements de partis, fusionnent leurs listes, face à notre adversaire commun. Mais nos alliés ont refusé en arguant que c’était trop tard à une semaine de la clôture des candidatures. Nous avons compris que les élections législatives de 1994 vont rééditer. Alors ils sont partis déposer leurs dossiers. Ce qui nous a obligés à déposer les notres à la dernière minute”.

Le président de l’Anc est revenu sur “les mensonges” du journaliste Jean-Paul Agbo du Journal “Focus Info”, qu’il a rencontré dans l’avion, alors que tous deux revenaient à Lomé.

“J’ai lu ce journaliste sur la toile qui disait que je me trompe d’adversaire. Que lors d’une sortie médiatique sur la radio Légende Fm, j’ai pris ceux de l’Union de force de changement pour adversaire. Il a ajouté d’autres mensonges. Alors rencontré dans l’avion, je me suis approché de lui pour qu’il me confirme la véracité de ses allégations. Il me dit que c’était sur la radio Légende que je l’avais dit. Alors, je lui ai demandé d’arrêter ses mensonges. Il a eu peur et s’était tu. Même les voisins n’ont pas su de quoi nous avons discuté. Mais au bercail, il commence par crier que je l’ai agressé. Tout ça là, c’est du mensonge ” a affirmé Jean-Pierre Fabre qui a in fine remercié les Togolais qui se sont mobilisés lors des obsèques d’Eric Amerding, le signataire de l’APG en 2006 pour le compte de l’Ufc.

Le président de la fédération internationale Anc-Amérique, Placide Da Sylva est venu au meeting apporter le soutien de la diaspora togolaise: “La diaspora me charge de vous dire qu’elle est de cœur avec vous. Elle vous rassure que vous êtes sur la bonne voie et donc de continuer la lutte. Il a in fine demandé aux manifestants de ne pas prendre en compte les propos de certains togolais qui à l’étranger font l’éloge du parti au pouvoir”.

                                                                                 

Dominique Dak

Actu Express N° 251 du 02 juillet 2013

 

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