Le régime RPT/ UNIR a procédé au remplacement du défunt Maire de la commune des Lacs 3 au cours d’une élection frauduleuse

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N° 20-016/ANC/ BN-SG

 

 

COMMUNIQUE

 

Le régime RPT/ UNIR a procédé au remplacement du défunt Maire de la commune des Lacs 3

au cours d’une élection frauduleuse

 

Le vendredi 09 avril 2021, devait se dérouler l’élection d’un nouveau Maire en remplacement de M. Claude MIKEM, décédé en novembre 2020. Au regard de la loi, cette élection devait se dérouler dans le mois qui suit la vacance du poste. Ce scrutin accuse donc 4 mois de retard. De plus, convoquée pour 08h00, la séance extraordinaire du Conseil Municipal n’a démarré qu’à 12h20.

Dès le début de la séance, le RPT/UNIR a produit 4 procurations dont certaines ont été signées par les auteurs, qui étaient présents et qui se sont retirés après avoir signé leurs procurations. Le cas le plus frappant est celui du 1er Adjoint au Maire, M. Prince AGBODJAN, qui a assuré l’intérim du maire défunt jusqu’à ce jour et qui a disparu juste avant le début de la séance. L’une de ces procurations portait la signature de M. Djahlin Philippe BROOHM, conseiller municipal démissionnaire, qui a remis sa démission au maire défunt, lequel en avait informé le Conseil municipal le préfet et le ministre.

Les Conseillers Municipaux ANC ont fait valoir que M. Djahlin Philippe BROOHM, démissionnaire depuis des mois, n’est plus membre du conseil municipal et ne peut, en conséquence, ni prendre part à un vote ni donner une procuration à cet effet.

Le préfet déclare avoir effectivement reçu la démission transmise par le Maire défunt, tandis que le directeur de la décentralisation, M. PALI, soutient que cette démission n’a pas pris effet, dès lors qu’elle n’a pas été validée par la Cour suprême. Il s’agit manifestement de la volonté du RPT/UNIR de faire voter une personne démissionnaire, qui n’en avait pas le droit.

Les Conseillers Municipaux de l’ANC demandent alors le report du scrutin, le temps de remédier aux manquements du préfet. D’autant que le gouvernement a mis 5 mois pour organiser ce scrutin.

Cette demande est rejetée par le directeur de la décentralisation et le préfet, qui voulaient coûte que coûte tenir ce scrutin quitte à opérer un passage en force, en violation flagrante de la loi sur la décentralisation, doublée de l’escroquerie d’une procuration prétendument délivrée par un conseiller démissionnaire.

Malgré les protestations des conseillers municipaux de l’ANC et de M. Kossi Wonouvo GNAGNON, 2ème Adjoint au Maire, le directeur de la décentralisation et le préfet organisent l’élection. Les protestataires refusent d’y prendre part, se réservant le droit de saisir la Cour Suprême en vue de l’invalidation de cette élection et de sa reprise conformément à la loi sur la décentralisation.

Cette mascarade illustre l’incapacité notoire du RPT/UNIR d’organiser des élections sans faire usage de coup de force et de manœuvres frauduleuses. Si, pour une banale élection du chef de l’exécutif d’un conseil municipal de 15 membres, le RPT/UNIR ne peut s’empêcher de recourir à des fraudes, comment attendre de lui un scrutin libre, équitable et transparent, lorsqu’il s’agit d’élections à enjeu de pouvoir (législatives, présidentielle).

Ce dernier coup de force en date illustre les pesanteurs qui plombent la CNAP. Il compromet gravement la participation de l’ANC aux discussions en cours. En effet, au moment où, à sa propre initiative, se tiennent des discussions sur l’assainissement du cadre électoral, il y a lieu de s’interroger, une fois encore, avec l’élection ratée du nouveau maire d’Agbodrafo, sur la volonté réelle du gouvernement, d’opérer effectivement les réformes dont le pays a besoin.

 

Fait à Lomé, le 09 avril 2021

Pour le Bureau National,

Le Vice-Président

 

 

Patrick Lawson-Banku

 

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