Le FRAC et le CST dans les rues de Lomé

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Le FRAC et le CST dans les rues de Lomé

La détermination des responsables et l’unité d’actions ont été à l’ordre du jour

 

Après Doumasséssé, c’est  Bè kodjindji qui a été choisi comme point de départ de la marche de protestation du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) du samedi 17 novembre 2012,  avec la présence du leader de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre FABRE, de retour au pays après quelques semaines d’absence. La surprise pour les militants et sympathisants du FRAC a été la traversée du centre-ville, notamment Deckon, interdite aux manifestations de l’opposition depuis les évènements du 13 juin 2012, où les manifestants du Collectif Sauvons le Togo ont été sauvagement dispersés par les forces de l’ordre à coups de grenades lacrymogène, de grenailles et de balles en caoutchouc. Au terme de la marche qui a rassemblé des milliers de manifestants, un meeting d’information a été animé par les responsables du FRAC et du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) à la plage de Lomé. 

Militants et sympathisants du FRAC et du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) ont une fois encore battu le pavé ce samedi, bravant les intimidations par un impressionnant dispositif de sécurité mis en place au point de départ et sur tout le parcours de la manifestation pour dissuader les plus téméraires. En protestation contre les fraudes électorales et pour dénoncer la mauvaise foi du pouvoir RPT face à la grave crise que traverse le Togo, le long cortège de plusieurs centaines de mètres a emprunté les principales artères de la capitale menant de Bè kodjindji à la plage du Changement, en passant par Deckon . On pouvait lire sur les pancartes brandies par les manifestants : «Exigeons les réformes politiques », « Le CST ira jusqu’au bout », « Pas d’élection au Togo sans consensus ».

A Deckon, carrefour interdit à toute manifestation de l’opposition depuis plusieurs mois, l’émotion était à son comble quand des chants nationalistes sont entonnés. Des femmes de tout âge, pleuraient et se roulaient par terre. Les premiers responsables retenaient difficilement leur émotion. Puis, spontanément, les militants et sympathisants du FRAC et du CST se sont mis à dansé dans une liesse populaire.

Le cortège est arrivé à la plage du Changement seulement en début d’après-midi où l’attendaient des milliers de personnes qui n’ont pas pu prendre part à la marche.

Le meeting à la plage

Plusieurs orateurs ont tenu en haleine l’assistance au cours du meeting d’information. Bodé Tchakoura, Secrétaire national du PSR a été le premier à prendre la parole. Il a rendu hommage à Madame HADEN, alias « Atakpaméto » pour son courage et son sens du patriotisme, malgré son grand âge. Puis il a invité les jeunes de l’opposition à emboiter le pas à cette dame exceptionnelle qui a consacré toute sa vie à la lutte pour la libération de son pays. Bodé Tchakoura a, par ailleurs, fait remarquer que lorsqu’une lutte n’a pas de leader, il se pose un problème. De même, lorsque le leader n’a pas de militants, il se pose également un problème. « Les deux vont de pair », a-t-il conclu en affirmant qu’ « au FRAC, nous avons un leader et nous avons des militants. C’est pourquoi nous sommes  sûrs de réussir dans la lutte ». Il a, pour conclure, invité l’assistance et tous ceux qui ont prêté serment devant le monument de l’Indépendance le 27 octobre dernier, à se rappeler cet acte fort et significatif qu’il ne faut jamis trahir.

Le Secrétaire Général de l’ADDI, Alphonse KPOGO, a rappelé, quant à lui, l’esprit dans lequel les préparatifs de la réunion de concertation avec les membres du gouvernement a été fait. Il a, pour ainsi dire, mis un accent particulier sur le rôle éminemment responsable joué par le Coordinateur du CST, Me Zeus AJAVON, à la réception de la lettre d’invitation du Premier ministre. Rapidement, Me Zeus AJAVON a réuni, tous les responsables des partis politiques, membres du CST, puis ceux des organisations de défense des droits l’homme en vue de l’adoption d’une position commune avant la réunion de concertation. Un travail apprécié à juste titre par tous.

Le Premier secrétaire du PSR, Maître Tchessa ABI, s’est appesanti sur les coups de force permanents que le régime RPT-UNIR a érigés en système de gouvernement et a affirmé que le FRAC est décidé à mettre fin, une fois pour de bon, à tout cela. Il a par ailleurs confié que c’est depuis mars 2010, que les premiers responsables du FRAC ont décidé de tout faire pour mettre définitivement fin aux forfaitures, aux hold-up électoraux et aux violations massives des droits de l’homme perpétrés par le régime en place. « Cette année, le coup d’Etat permanent, n’aura plus lieu », a-t-il affirmé en guise de conclusion.

Le président du MRC, Frédéric Abass KABOUA, à son tour, a annoncé que des réjouissances auxquelles est conviée la jeunesse togolaise en tenue extravagante, se préparent à la place des fêtes de la présidence de la République. Abass KABOUA a précisé que la carte d’invitation à cette fête donnerait droit à 50.000F CFA pour adhésion au nouveau parti (UNIR) de Faure GNASSINGBE. Pour l’intervenant, il s’agit d’un véritable harcèlement, d’un achat de conscience, d’un achat des adhésions à coups de 50 000 F. « Faure est un président malade et atypique », a-t-il lancé avant d’annoncer sa prochaine arrestation ainsi que celle du commandant Olivier Amah POKO

Le Coordonnateur du CST, Maître Zeus Ata AJAVON, dans son intervention, a fait le rapport de la rencontre que les membres du Collectif « Sauvons le Togo » ont eu avec les autres acteurs politiques dans le cadre de l’invitation à eux adressée par le premier ministre pour une réunion de concertation. A ses dires, le gouvernement RPT-UNIR s’est pris à son propre piège. Ainsi, la présence du CST à son invitation a été une surprise panique dans les rangs des tenants du pouvoir RPT. Pour Maître Zeus Ajavon, le CST a répondu à l’invitation du gouvernement juste pour aller dire au premier ministre que les problèmes togolais sont graves et importants, qu’il faut les résoudre avant d’aborder des questions liées au processus électoral. Le Coordonnateur a noté qu’au cours des débats, il y avait discordance entre les propos du premier ministre et ceux de ses ministres. En effet, à l’ouverture des travaux, le premier ministre avait assuré qu’il n’y avait pas de « sujets tabous ». Pourtant, à la surprise de la délégation du CST, certains ministres, en l’occurrence le ministre BAWARA a déclaré qu’il n’y aura pas d’autres sujets à débattre en dehors du processus électoral, rappelant ainsi vertement le premier ministre à l’ordre. « Le comportent de ces ministres et surtout celui de ceux qui, il y a quelques mois encore, étaient dans l’opposition et combattaient ce même régime, m’a tellement fait pitié », a conclu Maître Zeus AJAVON. Face au refus du gouvernement d’ouvrir un dialogue franc et sincère avec la mise en place d’un comité préparatoire qui aura pour mission d’élaborer un agenda comportant les points à débattre, la délégation du CST s’est retirée. Maître Zeus AJAVON a lancé, pour terminer, un appel à la mobilisation générale et a convié les populations à répondre massivement aux mots d’ordre du CST dans les prochains jours.

Prenant la parole en clôture du meeting, le leader de l’ANC, Jean-Pierre FABRE s’est réjoui de se retrouver, après plusieurs semaines d’absence du territoire national, parmi ses amis militants et sympathisants de l’ANC, du FRAC et du CST. Il a ensuite fait le bilan de son périple en France et au Burkina-Faso. Il a confié qu’en France, la délégation de l’ANC a, au cours des discussions avec les premiers responsables du Parti Socialiste et certains membres du gouvernement français ainsi qu’avec les délégations africaines qui ont pris part au congrès du Parti Socialiste français, fait état de la grave crise sociopolitique qui mine le Togo. « Nous avons été entendus et avons demandé à nos interlocuteurs de faire pression sur le pouvoir togolais devenu sourd et oppressif vis à vis de l’opposition togolaise », a-t-il indiqué.

Jean-Pierre FABRE a également précisé que la délégation togolaise a reçu le soutien des partis frères africains qui l’ont exhortée à continuer la lutte car « seule la lutte paie ».

En ce qui concerne son voyage au Burkina-Faso, le leader de l’ANC a indiqué qu’il est allé demander au Président burkinabè, Blaise COMPAORE, facilitateur du dialogue inter-togolais, s’il est satisfait de la mise en œuvre de l’Accord Politique Global (APG) par le gouvernement togolais. « Cet accord prévoit les réformes institutionnelles et constitutionnelles avant les élections. Est-ce que cela a été fait depuis 2006? », s’est-il interrogé.

Jean-Pierre FABRE a, par ailleurs confié qu’il a dit au Président Blaise COMPAORE que le peuple togolais ne se laissera plus tricher par le régime RPT-UNIR. « Nous n’accepterons plus qu’on nous vole. S’ils veulent mettre le pays à feu et à sang, ils n’ont qu’à essayer! », a-t-il lancé avant de poursuivre avec une citation du Président sud-africain Nelson MANDELA : « C’est l’oppresseur qui détermine la nature de la lutte ».

Revenant sur la réunion de la pseudo concertation, le leader de l’ANC a insisté sur le retour des neuf députés à l’Assemblée nationale afin qu’une telle forfaiture ne soit plus rééditée dans notre pays. « Je retrouverai mon siège de député à l’Assemblée nationale avant de parler avec eux », a-t-il lancé avant de rappeler que les recommandations de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ainsi que celles de la Commission Vérité-Justice-Réconciliation (CVJR) doivent être traduites dans les faits afin que les auteurs et commanditaires des actes crapuleux soient traduits devant la justice. « On ne veut plus encourager l’impunité au Togo. C’est terminé ! » a martelé Jean-Pierre FABRE.

Tout comme ceux qui l’ont précédé sur podium, Jean-Pierre FABRE a lancé un vibrant appel aux populations afin qu’elles se mobilisent pour la nouvelle bataille qui vient de s’engager.

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