Et si Faure était guetté par le syndrome d’Ernest Gnassingbé.

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Amplification autour du mystère sur son Etat de santé

Et si Faure était guetté par le syndrome d’Ernest Gnassingbé.

 

L’on croyait l’équivoque totalement levée après le rataplan triomphal de Faure Gnassingbé la semaine dernière, un retour qui le présentait comme l’homme de providence, le héros, miraculé d’aucune épreuve dont la mort annoncée n’était que fausse alerte. Il était donc en vie, et toujours en vie. Au contraire, le débat s’amplifie, le mystère s’agrandit et la polémique se gonfle, non sur la mort du Chef de l’Etat togolais, mais sur sa maladie. Mystère d’autant plus que, des signes ne pouvant tromper,  le président a fait une nouvelle démonstration de force à Kara, meublée par un drame incompréhensible. Morts et blessés parmi les gougnafiers importés pour la cause du dithyrambe.  Plus le quiproquo persiste, plus les fouilles se poursuivent sur ce qui se passe au Togo. De fil en aiguille, on remonte à la question même de la maladie pour supputer sur les causes et les effets. Origine congénitale ou génétique, faits et acte de Faure Gnassingbé suscitent une comparaison autorisée au sein du clan. Ernest Gnassingbé, Emmanuel Gnassingbé, Eyadéma Gnassingbé. Quel syndrome donc, aux symptômes siamois affecte des membres de la progéniture Gnassingbé ? Descente dans les secrets d’une famille dont l’existence, l’évolution et la disparition de la progéniture restent une énigme.

 

Le 29 mai 2003, un charlatan-guérisseur du nom de Menvèinoyou TCHAMIYÉ, originaire de Lama et menant ses pratiques sorcières à Kpendjéria, non loin d’Adjengré dans la préfecture de Sotouboua (Nord du Togo), a été arrêté et conduit au camp militaire Landja de Kara que dirigeait le tout-puissant Ernest Gnassingbé, Lieutenant-colonel de son état et fils aîné du vieux dictateur Gnassingbé Eyadéma. Son délit, n’avoir pas réussi à garder chez lui à Kpendjéria, le très bouillant Emmanuel Gnassingbé que son aîné, le Colonel, lui a confié pour des soins d’exorcisme. Il semble que le Colonel Ernest était très convaincu que son jeune frère est possédé par le diable ou qu’il était presqu’atteint de démence. Il est admis chez le charlatan parce qu’il avait osé sortir une arme contre le papa président. La suite sera cauchemardesque pour le vieux charlatan : torturé et invalidé par le très tristement célèbre Ernest, il perdra la vie et pour signer la forfaiture, Ernest détruira son domicile au village à coup de grenades. Quelques mois après la mort du sorcier, le comportement d’Ernest Gnassingbé a changé au point d’inquiéter le vieux président. Ses tortures, suivies d’assassinats ont monté d’un cran. Les officiers supérieurs du camp étaient sous le coup de menaces permanentes. Ils faisaient la taule à tour de rôle, beaucoup restaient même en détention, oubliés par le fils du père. Les populations de la ville de Kara étaient terrorisées. Des couvre-feux à partir de 18 heures, des patrouilles musclées bref, c’était la terreur que le Chef de l’Etat lui-même ne supportait pas. Tous les collaborateurs ont toujours pensé que c’est un comportement normal avant que Gnassingbé Eyadéma ne découvre après plusieurs consultations médicales et traditionnelles qu’Ernest aussi était atteint du même mal de « démence » que son frère Emmanuel. Quelques semaines plus tard, il délirait, on le voyait courir dans toutes les directions et il a commencé à se mordre. C’était donc le début d’une « folie » qui ne disait pas son nom et qui finira par l’emporter  en novembre 2009 après avoir perdu « ses facultés physiques et intellectuelles ». Selon rfi, « Cet exécuteur zélé des basses besognes au profit de son père et du clan Eyadéma n’aura été stoppé que par des problèmes de santé survenus subitement en 2004. Une attaque restée mystérieuse qui le met définitivement en marge des affaires. » Mais avant sa mort, il a passé près de huit ans de maladie à mener la vie dure aux populations togolaises qui n’ont jamais oublié le degré de terreur qui leur est infligé. D’autres fils et filles ont aussi été identifiés comme portant ce même gène de turbulence incompréhensible qui les met dans la rue pendant les périodes électorales pour massacrer avec armes au poing. Ceux parmi les fils qui ont eu une certaine responsabilité en civil ou en armée ont aussi brillé par des comportements similaires : arrêter les collaborateurs, les enfermer, les oublier et mener du mépris pour leur responsabilité en semant la peur et la terreur dans la masse.

Un syndrome développé aussi par le père de la Nation

Aux derniers jours du dictateur Gnassingbé Eyadéma, l’on a aussi remarqué de ces genres de déviance intellectuelle, voire mentale que les plus proches camouflaient au nom de la responsabilité de l’Etat que l’homme incarne. A part l’habitude que l’homme avait à chantonner devant ses invités et à semer des anecdotes insipides qui obligeaient la cour à rigoler, le Général  s’offrait un sommeil profond suivi de ronflement devant des invités de marque. Au même moment, il refusait catégoriquement d’aller se faire soigner et de suivre les conseils de ses médecins. Ce qui lui consacra une chute libre devant les hôtes ivoiriens, dont le Premier ministre de l’époque, Guillaume Soro, qui étaient venus dans le cadre de la médiation folklore que le Togo avait mené dans la crise ivoirienne. Bref, si on s’en tient bien, il existerait dans la famille Gnassingbé une maladie héréditaire dont les symptômes tels que précités sont identiques et affectent certains membres.

Dans les pays développés, une étude génétique pourrait diagnostiquer les signes de ce mal et tirer des conclusions. Mais une telle initiative ne pourra se faire non seulement parce qu’il s’agit du Togo mais aussi parce qu’il s’agit d’une famille, et pas des moindres. Oser enclencher ce débat clinique reviendrait à mettre le pied dans la fourmilière.

Dans toutes les familles, des signes génétiques, positifs ou négatifs se dessinent chez les membres suivant la généalogie. Ils sont souvent physiques, mentaux, intellectuels, psychiques, psychologiques ou encore pathologiques.

C’est pourquoi, la définition de la généalogie permet de voir dans quelle mesure corriger ces tares ou ces dons et qualité selon la nature. Les pays développés ont beaucoup évolué dans ce système qui permet de mettre par exemple à l’abri les populations contre la récidive par exemple d’une certaine descendance d’Hitler ou sauver l’humanité en développant les capacités d’une certaine descendance d’Albert Einstein, bref.

A quoi s’identifie donc Faure Gnassingbé

Dans la plupart des journaux et des commentaires postés sur le net, Faure est identifié comme l’homme qui a pris le pouvoir dans des conditions scabreuses avec l’aide et le zèle d’un certain nombre de personnes qui sont aujourd’hui ses ennemis jurés. Faure Gnassingbé est présenté comme celui qui, comme le fit Ernest Gnassingbé au début de ses problème mentaux, tirait sur tout ce qui bouge, et anéantissant les personnes influentes de son entourage et oubliant même de les avoir arrêtés et mis en prison. C’est par exemple les cas de Kpatcha Gnassingbé, son jeune frère qu’il a jeté en prison dans une affaire de tentative de coup d’Etat avec plusieurs codétenus, c’est le cas du sieur Agba Bertin oublié à la prison de Tsévié ou encore le cas de Pascal Bodjona, l’homme qui a construit son pouvoir qui passe aujourd’hui ses jours dans les locaux de la gendarmerie.

Faure Gnassingbé, dans les visites discrètes et les voyages médicaux fréquents en Europe qui lui sont attribués, est identifié à Gnassingbé Eyadema, qui à un moment donné, a laissé le pays chavirer pour s’occuper de ses ennuis de santé en se présentant paradoxalement comme l’homme le plus en forme : « je ne suis jamais tombé malade à part quelques maux de gorge » des maux de gorge qui étaient en fait un cancer de gorge qui finira par le terrasser le 5 février 2005.

L’on est sûr d’une chose depuis l’annonce de la fausse alerte sur la mort de Faure Gnassingbé. Il a prouvé qu’il n’est pas mort, mais n’a pas nié qu’il soit malade. Ce qui laisse aujourd’hui perplexe la classe politique, les représentations diplomatiques, ses proches collaborateurs et l’opinion nationale et internationale  sur le danger qui guette le Togo et le syndrome qui guette le Chef de l’Etat.

Si donc c’est le syndrome Ernest Gnassingbé qui le poursuit, l’on devrait s’attendre au pire dans la gestion du pays, dans les arrestations, dans le mépris du peuple. Si ce n’est pas le cas, alors, gloire à Dieu. Il est donc important que l’exécutif se ressaisisse, prenne la situation en main et s’engage dans de véritables reformes qui pourront remettre le pays sur les rails.

Gnassingbé Eyadéma, Ernest Gnassingbé, Emmanuel Gnasingbé, Faure Gnassingbé et d’autres partagent à des moments précis des comportements assez identiques. Maux nécessaires, comportements normaux ou paranormaux ou état de stabilité récessif. Tout devrait être pris en compte au nom de la nation qui a besoin de savoir plus sur la santé du président.

Carlos KETOHOU

L’Indépendant express N° 239 du 11 décembre 2012

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