Message du Président National de l’ANC à l’ouverture du congrès ordinaire de l’ADDI

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Message du Président National de l’ANC

à l’ouverture du congrès ordinaire de l’ADDI

(Lomé, le 29 mars 2014)

 

 

  • Monsieur le Président de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral,
  • Mesdames et Messieurs les Congressistes,
  • Distingués invités,
  • Mesdames, Messieurs,

Je vous apporte le salut fraternel des militants de mon parti, l’Alliance Nationale pour le Changement, (ANC) et vous exprime notre joie et notre fierté d’être parmi vous ce matin, pour prendre part à la cérémonie d’ouverture du congrès ordinaire de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), un parti frère, un parti ami, un parti allié de si longue date, un parti membre fondateur avec nous, du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et du Collectif ‘’SAUVONS LE TOGO’’ (CST), un parti avec lequel nous constituons le Groupe parlementaire ANC-ADDI, partis membres du Collectif ‘’SAUVONS LE TOGO’’ (CST).

Monsieur le Président de l’ADDI,

Au nom du Bureau National de l’ANC, au nom de la délégation qui m’accompagne et en mon nom personnel, je tiens à vous féliciter pour ce long parcours d’engagement politique, qu’avec courage, persévérance et détermination, vous avez effectué, ensemble avec les forces démocratiques, ensemble avec nous, en vue de la réalisation de l’alternance et du véritable changement auquel aspire le peuple togolais tout entier.

Avec notre frère et ami le Docteur François Kampatibe, Président d’honneur, vous faites partie de ceux qui ont toujours mené, à visage découvert, cette lutte longue et âpre contre un système d’oppression, un système réfractaire au respect des droits de l’homme et aux principes de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance.

L’ANC, le FRAC, le CST et toutes les forces démocratiques savent donc pouvoir compter en toute circonstance sur vous et sur votre parti, l’ADDI, pour continuer sans relâche, à appeler à la mobilisation générale, en vue d’obtenir un dialogue franc et structuré, permettant l’adoption et la mise en œuvre consensuelles des réformes politiques, l’amélioration conséquente du cadre électoral et l’organisation rapide des élections locales.

Mesdames, Messieurs,

Comme vous le savez, les présentes assises se tiennent à un moment crucial de l’évolution de la situation sociopolitique de notre pays. Un moment qui nous impose de mobiliser toutes les ressources humaines et matérielles disponibles, de mettre en commun toutes les énergies, de rassembler et de mettre en ordre de bataille toutes les forces vives de la nation y compris la diaspora. Tous les moyens de lutte doivent en effet être jetés dans la bataille pour nous conduire résolument à la victoire.

Voilà pourquoi, ensemble avec ses partenaires du FRAC et du CST, l’ANC n’a de cesse, dans une démarche collective et solidaire, de conduire sur le terrain, aussi bien à Lomé et ses environs qu’à l’intérieur du pays, des actions multiformes de sensibilisation, de formation, d’information, d’éveil des consciences et d’appel à la vigilance, pour libérer les populations de la peur, de l’ignorance, de l’asservissement et des autres pesanteurs de parti unique dans lesquels le régime RPT/UNIR s’évertue à les maintenir.

C’est également dans la même démarche collective et solidaire, qu’en ma qualité de Chef de file de l’opposition, j’ai entrepris de faire relancer le dialogue politique prévu par l’APG en vue des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, de manière à organiser au Togo, des élections libres, équitables, transparentes et démocratiques.

Il était en effet devenu urgent de reprendre rapidement les discussions sur les réformes politiques, entamées à la veille des élections législatives de juillet 2013 et que le gouvernement s’était engagé à poursuivre après le scrutin.

Il était également devenu urgent de prendre les dispositions idoines, pour la tenue des élections locales, que le gouvernement togolais s’était engagé, devant l’UE à Bruxelles depuis avril 2004, à organiser dans un délai d’un an.

C’est dire que notre pays le Togo est pris en otage, depuis des décennies, par un clan qui se transmet le pouvoir de père en fils. Les élections au Togo sont sources de violences graves et sont l’objet de fraudes massives avec vol et bourrage d’urnes, votes d’étrangers et de mineurs, intimidations, achats de votes, falsification de résultats, etc.

La justice et les autres institutions de la République sont instrumentalisées et manipulées par le pouvoir en place qui viole quotidiennement la Constitution, les droits de l’homme et les lois de la République. La révocation de 9 députés de l’ANC de leur mandat parlementaire, la falsification du rapport de la CNDH sur les cas de torture à l’ANR, les montages politico-judiciaires grotesques dans l’affaire des incendies des marchés, dans celle d’escroquerie internationale impliquant un Emirati et dans celle du Député Kpatcha Gnassingbé et co-accusés, sont des exemples assez édifiants. Tout cela doit cesser ! Tout cela doit changer !

Monsieur le Président de l’ADDI,

Chers Congressistes,

Mesdames, Messieurs

Aujourd’hui, la démarche essentielle, prioritaire et déterminante pour l’avenir du Togo, est de faire accepter par le pouvoir et le système RPT/UNIR, que la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance ne peuvent pas se construire et prospérer avec la confiscation du pouvoir, les coups de force électoraux et institutionnels, les violations de la Constitution, des lois ainsi que des droits et libertés des citoyens.

Qu’est-ce à dire sinon qu’aujourd’hui, la démarche essentielle, prioritaire et déterminante pour l’avenir du Togo, est de faire accepter par le pouvoir et le système RPT/UNIR que la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance doivent se construire et prospérer avec un cadre électoral sain, garantissant l’alternance politique par des élections équitables et transparentes et, dans le cas spécifique de notre pays, la limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin à deux tours, que le peuple togolais souverain a adoptés par référendum en 1992.

Cela impose à l’ensemble de la classe politique de persuader, d’apaiser et de rassurer, d’offrir aux uns et aux autres, les garanties nécessaires, de créer et d’entretenir des conditions de sécurité pour tous.

La paix et la réconciliation nationale, le développement et le progrès social de notre cher pays le Togo, sont à ce prix.

Monsieur le Président de l’ADDI,

Chers Amis Congressistes,

Les militants et sympathisants de l’ANC, du FRAC, du CST ainsi que l’ensemble des populations togolaises attendent avec beaucoup d’intérêt, les conclusions du présent congrès ordinaire de l’ADDI. Tous demeurent confiants que vous ne manquerez pas de prendre, à l’issue de vos assises, des résolutions et recommandations à la hauteur des enjeux de l’heure.

Je souhaite plein succès à vos travaux.

Vive l’ADDI !

Vive l’ANC !

Vivent le FRAC et le CST, ainsi que toutes les forces en lutte pour l’alternance et le changement !

Et que Dieu bénisse et protège le Togo et le Peuple Togolais !

Lomé, le 29 mars 2014

Jean-Pierre FABRE

Président National de l’ANC

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