Marche FRAC du 04/12/2010 :”Nous marcherons pour la liberté du peuple togolais” Abi Tchéssa du PSR (Photos)

FacebookTwitterGoogle+

  • marche-frac-04122010-01

    marche-frac-04122010-01

  • marche-frac-04122010-02

    marche-frac-04122010-02

  • marche-frac-04122010-03

    marche-frac-04122010-03

  • marche-frac-04122010-04

    marche-frac-04122010-04

  • marche-frac-04122010-05

    marche-frac-04122010-05

  • marche-frac-04122010-06

    marche-frac-04122010-06

  • marche-frac-04122010-07

    marche-frac-04122010-07

  • marche-frac-04122010-08

    marche-frac-04122010-08

  • marche-frac-04122010-09

    marche-frac-04122010-09

  • marche-frac-04122010-10

    marche-frac-04122010-10

  • marche-frac-04122010-11

    marche-frac-04122010-11


Claude Améganvi, (Partie des Travailleurs)
Marche FRAC du 04/12/2010 (Photos)

Déclaration des leaders du FRAC

“Nous marcherons pour la liberté du peuple togolais. Nous devons faire le bilan de la gestion de feu Eyadema et de son fils Faure. Ils ont pris le Togo en otage. Nous devons savoir que sous ce régime, il n’y a que la dictature et l’usage de la force brute, la torture et le vol. Si nous comptabilisons tous ceux qui ont péri avant que Eyadema ne prenne le pouvoir, nous verrons qu’ils doivent au moins atteindre dix mille (10.000) personnes. Cette semaine, la Commission Vérité Justice et Réconciliation a rendu le nombre des dépositaires. Elle affirme que quinze mille (15.000) personnes ont fait des dépositions. Or, c’est du mensonge pur et simple. Nous avions dire oui que c’est 20.000 personnes. Où a-t-on laissé les 500 dépositions ? Si cette commission a pour créneau la vérité, qu’elle nous dise effectivement le nombre de dépositaires. Cela nous permettra de voir ceux qui ont commis des forfaitures afin d’y remédier. Il y a quelques mois, nos frères députés ont exigé que les comptes leur soient fait sur la gestion du phosphate. Jusqu’à présent, rien n’a été fait. C’est toujours une minorité qui s’accapare des retombées de cette ressource. Il en est de même pour les autres ressources du pays. Nous avons l’impérieux devoir de dénoncer ces attitudes. Si vous comparez la capitale Lomé aux autres capitales de la sous région, vous verrez que Lomé est dans un délabrement avancé”

Abi Tchéssa (PSR)

“Aujourd’hui, le FRAC a repris ses marches de contestation. Cette première mobilisation montre que le peuple est toujours resté fidèle à sa conviction. La lutte que nous menons nous libérera. Sachez qu’un peuple est appelé à se libérer lui-même. Personne ne viendra d’ailleurs le faire à notre place. Je suis heureux que le FRAC, grâce à l’ANC, a repris la lutte. C’est par cette lutte que les Togolais prendront en main leur propre destin et écarteront les forces du mal. Nous connaissons tous ces forces du mal. Le bilan du pacte du mal que d’aucuns appellent accord RPT-UFC c’est noir. Après la signature, les uns ont dit que c’est une ouverture côté RPT, les autres ont dit c’est un partage côté UFC. Mais en fin de compte, nous savons que cela n’a pas été un partage du pouvoir. D’ailleurs, un pouvoir ne se partage pas, on l’assume. Le pouvoir appartient au peuple togolais et ce n’est pas le rôle du RPT d’aller le partager. Sur l’idée du partage, les deux signataires de l’accord se sont tous trompés. Alors que nous étions ici pour contester le hold-up électoral et pour contourner la réaction populaire, ils ont signé ce pacte. Ils l’ont signé devant un autel sans âme, dans une église sans lumière. Après la signature, ils se sont mis derrière nous avec des gaz lacrymogènes. C’est tout ce que cet accord a pu apporter aux Togolais. Ils ont emprisonné des jeunes et confisqué leurs motos. Le pays est resté sans issue. Que le RPT et l’UFC nous foutent la paix. Le peuple togolais veut vivre en paix. Nous voulons construire un bel avenir pour nos jeunes frères. Cet accord n’est également que la décision de la Cour Constitutionnelle qui a exclu des députés à l’Assemblée Nationale. Il y a d’autres cours qui suivent l’exemple du Togo. Qu’elles sachent toutes que le feu divin va les châtier. A un moment où l’humanité bouge, à un moment où nous voulons faire de la liberté une valeur universelle, de l’égalité et de l’expression populaire le fondement des pouvoirs, certains pays d’Afrique y compris le Togo rament à contre courant de l’histoire. Nous ne pourrions plus laisser notre pays dans cette situation. Seule la lutte peut nous libérer.”

Alphonse Kpogo (ADDI)

“Les informations nous parviennent que bientôt le RPT et l’UFC vont faire des meetings. Le jour où ces deux partis feront leurs meetings, nous aussi au FRAC nous le ferons. Ce jour-là, nous verrons lequel de ces trois meetings va rassembler plus de militants. Que ces deux partis ne convoient par le bus des gens sur les lieux et nous verrons. Si aujourd’hui l’ADDI s’est retrouvé aux côtés de l’ANC, c’est parce qu’on a chassé les députés ANC de l’Assemblée. On a chassé les députés des Togolais sur la base de l’injustice. Nous n’allons pas accepter ce coup de force. Nous ferons tout pour que Abass Bonfoh et sa bande reviennent sur leur décision et disent le droit. Vous savez aussi bien que moi que la Cour Constitutionnelle ne peut plus superviser nos élections dans la mesure où elle est partiale. Dorénavant, à l’approche des élections, nous devons manifester pour que la CENI et la Cour Constitutionnelle soient impartiales. Sans cela, nous ne devons plus faire des élections au Togo. Ce sont ces deux institutions qui aident le pouvoir RPT à pérenniser dans son règne. Cela doit cesser.”

Jean Eklou (Président section jeunesse ANC)

“Il y a une personnalité qui a envoyé un zémidjan à Kondjindi pour voir si la population à répondu à notre appel. Je voudrais lui dire que la population a répondu massivement à notre appel. Je voudrais exhorter mes jeunes frères sur la vulgarisation de l’ANC. Après la naissance du parti, nous avons du travail. Nous devons sillonner tous les villes et villages du Togo pour présenter l’ANC aux populations. Mais avant que les responsables ne décident du moment, nous jeunes devons individuellement le faire dans nos villages respectifs. Chaque fois que nous allions dans nos villages, prenons avec nous un tricot, un foulard ou tout autre gadget de l’ANC pour le présenter à nos frères du village. Cette stratégie nous permettra d’être en avance sur la décision des responsables du parti. Il y a de cela quatre mois, Jean-Pierre Fabre, le président national de l’ANC, a déposé son passeport mais jusqu’alors, le service des passeports refuse toujours de le lui délivrer. Comment peut-on vivre dans un pays où le droit et la liberté des individus sont bafoués. Je demande que le passeport de Jean-Pierre Fabre lui soit délivré. Au cas contraire, nous serons, dans les prochains jours, devant le service des passeports. Depuis que nous manifestons, les motos ont été saisies par la gendarmerie. Je demande que ces motos soient restituées aux propriétaires. Sinon, nous marcherons et ferons un sit-in devant la gendarmerie. Je ne comprends pas pourquoi on peut saisir les motos des pauvres Togolais. Or, c’est avec ces motos que les jeunes arrivent à se supporter. Nous devons nous mobiliser davantage pour que l’injustice et l’arbitraire disparaissent au Togo.”

Patrick Lawson (1er Vice-Président ANC)

“Ma joie de vous voir, est immense. Le coup de force que la Cour Constitutionnelle a opéré sur les députés ANC est le but de notre marche. Nous avions longuement élucidé sur cette affaire, sur les raisons qui ont poussé le député Ouro-Akpo à en découdre avec Abass Bonfoh. La loi dit que seul le député écrive lui-même sa lettre de démission. Mais notre cas n’a rien avoir avec cette loi. Comme la Cour Constitutionnelle et Abass Bonfoh ne veulent plus nous voir à l’Assemblée, voilà pourquoi ils ont tordu le cou à la loi. Mais nous n’avons pas l’intention de nous taire. Nous avons déposé des recours auprès des juridictions étrangères notamment à Abudja, à l’APE, à l’ACP / UE. Nous exigeons que les radios fermées soient rouvertes. Ce sont ces radios qui éclairent plus les populations. Nous n’avons pas compris pourquoi les autorités ont fermé ces radios. Dans les pays normaux, on discute avec les radios et on leur donne un délai raisonnable pour qu’elle puisse se conformer à ce qu’on leur reproche. Nous continuerons la lutte et j’espère que nous aurons la victoire.”

Jean-Pierre Fabre (Président national ANC)

“Mes frères, je vous salue tous. Aujourd’hui, nous sommes encore sortis plus nombreux et déterminés. Des gens pensaient que les marches ont pris fin. Nous les avons contourné pour refaire surface et renouer avec nos marches de protestation. Je suis sûr que les marches les gênent mais ils font semblant. Nous allons continuer et nous les délogerons. Tout le film de la Cour Constitutionnelle et de l’Assemblée vous a été déjà fait. On force le député à dire qu’il a démissionné. Cela ressemble fort à une légende. C’est comme je dirai à Koffi que son ami m’a dit qu’il est mort. Si Koffi dit non, j’insisterai qu’on m’a dit qu’il est mort donc il est mort. C’est à cette histoire que ressemble la démission brandie par Abass Bonfoh. Le député dit qu’il n’a pas démissionné. Abass Bonfoh dit que dès qu’on lui a dit qu’il a démissionné, il croit. C’est anormal. Nous devons nous référer à cette citation qui dit « Celui qui laisse commettre une injustice, ouvre la voie à d’autres injustices » pour mener notre lutte. Nous avons laissé trop de temps à la CENI et à la Cour Constitutionnelle pour qu’elles opèrent leur forfaiture. Notre indulgence a fait qu’elles persistent dans leurs manœuvres. Cela est devenu pour elles une habitude. Nous n’allons plus laisser ces injustices se produire au Togo. Quand les élections arrivent, nous avons nos yeux braqués sur le changement. Or, pour arriver au changement, il nous faut assainir les contours de la CENI et de la Cour Constitutionnelle. Nous devons y réfléchir pour trouver des solutions. Il y a quatre mois, mon passeport est bloqué aux services des passeports. Quand je fais la demande, on me dit qu’il est en bonne voie. Ce n’est que de l’injustice. Si aujourd’hui le peuple décide que le RPT quitte le pouvoir, il quittera. Nous devons croire en nous-mêmes. Après la forfaiture de la Cour, nous avons fait des recours. Les responsables, chez qui nous avons fait ces recours, ont été scandalisés de voir qu’en ce 21e siècle, de pareille chose se passe encore au Togo. Ce coup de force ne passera pas. Nous continuerons nos manifestations pour que les Togolais vivent dans la paix et dans la liberté.”

Autres articles pouvant également vous intéresser: