Manifestation du FRAC encore empêchée aujourd’hui à Lomé
Jean-Pierre Fabre bloqué à son domicile par les forces de l’ordre
Tôt ce jeudi 7 avril 2011, le carrefour Déckon est transformé en place forte, avec des gendarmes et policiers fortement armés, à bord de nombreux camions de transport de troupes.
Malgré ce véritable état de siège, les Togolaises et Togolais qui réclament à cor et à cri la démocratie et l’état de droit dans leur pays, par petits groupes ont voulu braver sans succès la soldatesque qui dispersait systématiquement tout rassemblement de plus deux personnes.
Au même moment, comme le jeudi 31 mars, la gendarmerie et la police nationale ont, une fois encore, assigné à résidence, Jean-Pierre Fabre, Président National de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), l’empêchant ainsi de vaquer librement à ses occupations et de se rendre au carrefour Déckon où l’attendaient de nombreux militants et sympathisants pour démarrer la manifestation organisée, ce jour, par le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et le Parti des Travailleurs en protestation contre les violations répétée de la Constitution et des lois de la République par le régime RPT et exiger le retrait pur et simple du projet de loi relatif aux manifestations et réunions sur la voie publique.
A noter que le détachement de la gendarmerie était conduit par le tristement célèbre capitaine Kondoh qui s’est, à maintes reprises, illustré par des comportements hystériques et violents. C’est le lieu de rappeler que c’est ce capitaine Kondoh qui avait asséné un violent coup de matraque dans le dos de Jean-Pierre Fabre, alors Président du groupe parlementaire UFC. C’est également ce même capitaine Kondoh qui avait menacé de bruler vif le Président National de l’ANC, Jean-Pierre Fabre, dans son véhicule.
L’utilisation de cet officier de gendarmerie pour réprimer les sorties du Président National de l’ANC n’est certainement pas innocente.
Apprenant la situation dans laquelle se trouvait le leader du FRAC, les militants et sympathisants se sont rués vers le domicile de Jean-Pierre Fabre où se trouvaient à ses côtés, le Professeur Aimé Gogué, Président de l’ADDI et Claude Améganvi, Coordinateur national du Parti des Travailleurs. Une foule importante de Togolaises et Togolais s’était mise spontanément entre le domicile de M ; Fabre et les forces de l’ordre. En guise de malédictions, des femmes togolaises ont exposé leur nudité à la vue de ceux qu’elles considèrent comme les bras armés des tortionnaires du peuple togolais.
C’est seulement vers 16h30 que la soldatesque a quitté les lieux sous les huées des militants et des habitants du quartier de Kodjoviakopé.








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