Les Togolaises en colère, dénoncent le régime autocrate Faure Gnassingbé

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Les  Togolaises en colère, dénoncent le régime autocrate de Faure Gnassingbé

 

Comme elles l’avaient annoncé, les Togolaises ont exprimé, ce samedi 18 mai 2013, leur indignation,  leur colère et leur mécontentement à travers  les rues de la capitale togolaise. Elles ont ainsi, voulu dénoncer l’injustice dont sont l’objet, de la part des autorités togolaises, leurs époux, pères et frères arbitrairement arrêtés et inculpés dans l’affaire rocambolesque des incendies des marchés du Togo. Elles ont eu, à cette occasion, le soutien des leaders, militants et sympathisants de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et du Collectif « Sauvons le Togo ».

Plus rien ne va au Togo en matière de respect des droits de l’homme. Pour dénoncer cet état de chose, les femmes responsables du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) ainsi que celles du Collectif « Sauvons le Togo » (CST), ont fait appel à leurs sœurs et mères pour crier leur ras-le-bol face à la dictature du régime RPT/UNIR/UFC, dénoncer les assassinats politiques et exiger que leurs époux, pères et frères arbitrairement arrêtés et inculpés dans l’affaire rocambolesque des incendies des marchés du Togo, recouvrent immédiatement leur liberté. Toutes de noir et rouge vêtues, avec en main des calebasses remplies d’eau lustrale et des rameaux de trois plantes dont les vertus sont reconnues très puissantes, selon les initiés, elles ont dénoncé l’arbitraire et l’injustice érigés en système de gouvernance au Togo.

Parties du Foyer Pie XII de Lomé, elles ont fait des escales à certains lieux de la répression, à savoir le commissariat central de Lomé, la direction générale de la police nationale et  l’Etat major de la gendarmerie de Lomé où sont détenus la plupart des responsables et militants du CST arbitrairement inculpés dans la sordide affaire des incendies des marchés. A ces endroits, elles ont procédé à des rituels et incantations en se trainant par terre et en frappant sept fois leurs seins, leur ventre et leur sexe, symboles de la procréation, pour dire que les criminels qui régentent le Togo ne sont pas dignes d’une mère.  A  l’état major général de la gendarmerie, la tension était montée d’un cran, elles étaient alors, déterminées à défoncer les portails  pour prendre d’assaut ce lieu de détentions politiques et libérer tous les détenus. « Libérez nos maris ! Libérez nos enfants ! », « Tuez-nous toutes si vous le voulez », criaient-elles en pleurant. Pendant plus d’une quarantaine de minutes, les femmes ont exhibé leur nudité et proféré toutes sortes de malédiction en direction de ceux qui ont planifié et exécuté  de ce grossier montage pour  arrêter  leurs époux, pères et frères afin de les laisser mourir dans les geôles de la dictature du régime RPT/UNIR/UFC. Après cette étape, elles ont mis le cap sur le carrefour Deckon où elles ont déposé les rameaux des trois plantes et fait des sacrifices en psalmodiant les noms de certaines personnalités responsables de ces  machinations criminelles. Puis, elles ont repris leur chemin pour arriver, après plus de 3h de marche, à la place du changement, où attendaient d’autres militants et sympathisants. La détermination des femmes a été chaleureusement saluée par les principaux responsables du FRAC et du CST présents.

A la plage du Changement, toutes les interventions ont dénoncé  et condamné l’assassinat politique du militant de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Etienne YAKANOU,  et la situation déplorable que vivent les autres prévenus.

« Un seul arbre ne fait pas la forêt », dira Ruffin Aziamoe qui a invité la jeunesse à prendre ses responsabilités en sortant nombreux dans les prochains jours à l’exemple du Printemps arabe en Tunisie.

« Nous venons de faire une marche à moitié nue. Si les autorités togolaises ne veulent toujours pas entendre raison en libérant nos époux et nos enfants dans sept jours, ils verront ce qu’ils n’ont jamais vu de leur vie », a confié Madame Womas.

« Ils ont tué mon frère. J’étais à son chevet jusqu’à son dernier souffle. Mon frère a rendu l’âme dans l’ambulance au niveau de Hanoukopé et non à l’hôpital.», a précisé le frère du défunt, Komi Yakanou.

Quant à Madame Dovi Amouzou, après avoir déclaré « cabri mort n’a pas peur de couteau », elle a invité toutes les femmes à se tenir prêtes pour cette bataille avec courage et détermination car c’est le dernier tournant de la lutte. « Celles qui ont peur peuvent rester à la maison et les courageuses avanceront pour arracher nos enfants des mains de leurs bourreaux.», a –t- elle indiqué avant de remercier toutes les femmes qui ont répondu à l’appel du CST et du FRAC.

« La mort de Yakanou est devenue  une affaire d’Etat et il est le dernier homme politique que Faure et ses amis ont assassiné », s’est exclamé Frédéric Abass Kaboua.

Pour Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, Président d’OBUTS, « La mort de Yakanou est une mort de trop. Si vous vous taisez, cela arrivera à d’autres ».

Selon Maître Zeus Ajavon,  coordonnateur du CST,  il est temps que le lion sorte de la forêt. « La mort de Yakanou nous interpelle tous car ce sont les gendarmes qui l’ont tué. Si nous ne prenons pas garde, nous risquons d’avoir d’autres morts parmi nos militants arbitrairement détenus à la gendarmerie. Nombreux sont ceux qui sont malades. », a-t-il laissé entendre.

« Un des nôtres, est encore mort !», lancera au début de son intervention, le leader de l’ANC, Jean-Pierre Fabre. « Etienne Yakanou vient de rejoindre la longue liste des personnes assassinées par le régime RPT. Ils l’ont laissé mourir en  lui refusant les soins que nécessitait son état de santé.», a-t-il martelé.

Aucun des intervenants n’a manqué d’appeler les populations togolaises sur toute l’étendue de territoire national à manifester les mardi 21, mercredi 22, et jeudi 23 mai 2013 pour condamner les assassinats politiques, exiger la libération immédiate et sans condition  des détenus politiques, dénoncer  l’injustice sur toutes ses formes et appeler à un dialogue franc et structuré pour l’apaisement du climat sociopolitique au Togo.

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