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Le Président, Jean-Pierre Fabre

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Né le 2 Juin 1952, à Lomé, Jean-Pierre Fabre a toujours mené son combat pour plus de justice, de démocratie et de liberté à l’intérieur même des frontières du Togo, s’exposant ainsi à la répression du régime de Gnassingbé Eyadéma. Ce régime dictatorial et son parti unique, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), n’ont jamais entamé la force de conviction de Jean-Pierre Fabre.

Cette foi inébranlable en l’avenir de son pays, Jean-Pierre Fabre la tire de l’éducation qu’il a reçue de ses parents et de l’enseignement chrétien au Collège Saint Augustin de Togoville puis au Collège Saint Joseph à Lomé où sont passées de nombreuses autres personnalités togolaises, comme Kofi Yamgnane. Il doit à cette formation, l’amour des lettres, le sens des valeurs et de l’engagement, tant sur le plan spirituel, intellectuel que politique.

Jean-Pierre Fabre a poursuivi des études supérieures à l’Université des Sciences et Techniques de Lille, en France. Titulaire d’un DESS en sciences économiques, spécialisé dans l’administration des entreprises (CAAE), il rentre au Togo, en 1979, aux heures les plus sombres de la dictature du général Eyadéma. Une nouvelle Constitution est alors adoptée, renforçant les prérogatives du président de la République, alors que le parti-Etat contraint à l’exil de nombreux opposants au régime.

Jean-Pierre Fabre dispense ses connaissances en statistiques, en finances et en sciences économiques, en enseignant pendant quatre années à l’Université du Bénin (UB). Désireux de soutenir le développement économique de son pays, il rejoint par la suite un important groupe d’études en architecture et urbanisme (AUBA), dont il occupe le poste de Secrétaire général de 1981 à 1991.

A l’aube des années 1990, le Togo est à un moment charnière de son histoire. Après des décennies de vexations et de revendications étouffées, le peuple togolais se mobilise massivement et organise dans tout le pays de grandes manifestations pour réclamer la démocratisation du régime. La France prend acte des profondes mutations qui ont cours dans les sociétés africaines, à travers le discours de François Mitterrand à la Baule en juin 1990.

Au cours de ces années décisives, Jean-Pierre Fabre apporte sa contribution active aux côtés des populations togolaises en lutte pour la démocratisation du Togo, en s’investissant personnellement dans la presse d’opinion, en qualité de directeur de publication et rédacteur en chef de deux revues hebdomadaires citoyennes, La tribune des démocrates et Le temps des démocrates. La Conférence Nationale Souveraine de 1991, dont il est le porte-parole, laisse augurer une démocratisation progressive du régime avec la mise en place d’un gouvernement et d’un parlement de transition chargés d’organiser de nouvelles élections. C’est l’occasion pour le principal leader de l’opposition Gilchrist Olympio, fils du défunt Président Sylvanus Olympio de rentrer au pays après 28 années d’exil. Devant tant d’espoirs suscités, le sort semble vouloir se jouer du peuple togolais avec le coup d’arrêt définitif aux institutions de la transition par des militaires à la solde du pouvoir. A la fin 1992, le général Eyadéma remet violemment en cause toutes les avancées obtenues un an auparavant sous la pression de la rue.

Mais le peuple togolais, épris de paix, de progrès et de liberté, entrevoit toutes les possibilités d’ouverture politique offertes par le multipartisme et le suffrage universel. Avant d’être à nouveau contraint à l’exil suite à un attentat, Gilchrist Olympio fédère de nombreux partis d’opposition au sein de l’Union des Forces de Changement (UFC), dont il devient Président, avec à ses côtés Jean-Pierre Fabre comme Secrétaire Général. Commence alors pour les deux hommes une collaboration intense et fructueuse. Véritable vétéran de la politique togolaise ayant combattu pendant des décennies hors des frontières du Togo, Gilchrist Olympio insuffle à Jean-Pierre Fabre les idéaux et valeurs de liberté, de travail et d’amour de la patrie, qui ont conduit le pays à l’indépendance en 1960.

Sous la restauration du règne du RPT, Jean-Pierre Fabre maintient vivante la flamme de l’espoir du peuple togolais, au mépris des persécutions, des humiliations et des rendez-vous électoraux manqués, comme autant de victoires confisquées au fil des années par un pouvoir aux abois. La mort de Gnassingbé Eyadéma en 2005 marque la fin d’une époque. Même si son fils Faure Gnassingbé réussit à maintenir le pouvoir dans le giron familial, à l’issue d’un scrutin frauduleux, l’assise nationale sur laquelle repose l’Union des Forces de Changement est désormais bien trop solide pour plier sous les coups de boutoir. Incarnation même de la détermination et de la résistance à l’oppression, Jean-Pierre Fabre a su poser patiemment les jalons de la victoire à travers l’ensemble du territoire togolais, et cela jusque dans les cœurs de la diaspora togolaise.

Son élection en tant que député en 2007, et son choix comme Président du Groupe UFC à l’Assemblée Nationale. Cet homme politique intègre, méthodique et déterminé, membre fondateur de la Ligue togolaise des droits de l’homme, a pris le temps d’aller à la rencontre des différentes couches de la société et de comprendre les aspirations de tous les Togolais, afin que s’estompent enfin les clivages politiques, ethniques et sociaux. Conscient des innombrables défis que le Togo devra surmonter, des sacrifices que le peuple togolais devra consentir avant de pouvoir emprunter la voie de la modernité et de la bonne gouvernance, Jean-Pierre Fabre est prêt à mobiliser toutes les ressources nécessaires pour permettre au Togo de prendre en main son destin.

Le 15 janvier 2010, Jean-Pierre Fabre est devenu le candidat officiel de l’Union des Forces de Changement (UFC) à l’élection présidentielle, apportant trente années d’engagement en faveur de son pays et de l’émancipation du peuple togolais.

Il est élu Président National de l’ANC, Alliance Nationale pour le Changement   le 10 octobre 2010 à sa création.

Message du président national de l’ANC, Jean-Pierre Fabre

10 Octobre 2010 – 10 octobre 2011. Il y a un an, grâce à votre engagement et à votre détermination à tous, le parti politique qui…

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