L’ASVITTO dénonce et condamne les intimidations et harcèlements exercés par le régime RPT/UNIR sur les militants de l’opposition dans le Nord.

FacebookTwitterGoogle+

DECLARATION RELATIVE A LA SEQUESTRATION DES RESPONSABLES DE LA JEUNESSE DE L’ANC A BANDJELI DANS LA PREFECTURE DE BASSAR

 

La culture démocratique en péril                                     

Le samedi 17 septembre 2016 l’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO) a été alertée par son représentant local de la préfecture de Bassar de la séquestration par les gendarmes de certains responsables de la jeunesse de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) qui étaient en réunion dans la maison de leur président fédéral. Cette privation illégale de liberté qui a duré un bon moment aurait été ordonnée par le Préfet de la localité.

L’ASVITTO tient à dénoncer toutes formes de menaces, d’intimidations et de harcèlements que subissent les responsables et militants des partis politiques de l’opposition à l’intérieur du pays et dénonce cette séquestration abusive avec grande fermeté car cela ne fait que retarder notre pays sur le plan démocratique et surtout étouffer l’instauration véritable d’un Etat de droit au Togo.

Considérant que la liberté de réunion ou droit de réunion est une liberté publique et politique généralement considérée comme fondamentale et en vertu de laquelle un groupe de personnes a la possibilité de se réunir temporairement en un lieu, de façon pacifique et sans armes, dans toute finalité licite et conforme à la loi, l’ASVITTO invite les Préfets et autres Autorités locales au respect de la liberté de réunion et de manifestation que confère la Constitution Togolaise pour faire preuve de patriotisme et de maturité politique qui doivent être conformes à la taille de leur poste de responsabilité. Elle implore à cet effet toutes les instances gouvernementales et traditionnelles de notre pays à faire preuve de culture démocratique en se démarquant de tout acte d’amateurisme et du zèle partisan qui les caractérisent et qui entravent la crédibilité de leurs fonctions empêchant ainsi le développement institutionnel de notre pays.

L’ASVITTO interpelle également le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités locales sur la culture du respect et de la protection des droits et libertés garantis par la Constitution de notre pays.

Fait à Lomé, le 18 septembre 2016.

Pour l’ASVITTO

Le Secrétaire Général

M. ATCHOLI KAO Monzolouwè   

Autres articles pouvant également vous intéresser: