La Gouvernance de la jungle poursuit son parcours au Togo

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Voici les mésaventures de Marc BIDAMON à la tête de la Douane…

 

Contrairement à tout ce qui est proclamé sur les toits, la gouvernance économique au Togo reste embrigadée par des groupes d’intérêts maffieux qui s’enrichissent impunément et qui au même moment s’évertuent à donner des leçons de bonnes pratiques, juste pour flouer les partenaires économiques. La gestion dans la plupart des sociétés d’Etat reste traditionnelle avec des détournements au quotidien. Les produits des recettes sont mutilés avant  la destination au trésor, la rigueur économique chantée est à sens unique, grevant les caisses de l’Etat pour gonfler les poches des individus, avec à la clé des dépenses faramineuses, sans justificatifs. C’est donc le principe au Togo et celui qui ne veut point se plier à la méthode est vite broyé par le cercle des décideurs du pillage. Illustration parfaite la semaine dernière où Marc Ably Bidamon a été décapé de la tête des Douanes togolaises. Au-delà des supputations, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Après cinq ans de service, le désormais ancien DG des Douanes Togolaises vient sans doute d’être libéré d’un parcours calvaresque, à lui infligé par un réseau puissant,  incarné par un nom : Adji Oteth AYASSOR. Voici l’histoire d’un bras de fer qui a connu son épilogue mercredi dernier dans le bureau de Faure Gnassingbé. 

Février 2010, le candidat du RPT, Faure Gnassingbé, hélicoptère sur une piste arrangée venait de boucler une séance de campagne électorale musclée, tonitruante. C’est à l’intérieur du pays, où la foule avait répondu, vraiment massivement. Comme à l’accoutumée, le Président avec son cortège, gardes sur le qui-vive, passait en revue les personnalités qui avaient soutenu la réussite de cette campagne. Faure serrait à la queue leu leu, la main aux hommes et aux femmes, sourire discret qu’on lui connaît, à ceux qui se sont déplacés, soutenant sa prochaine élection. Après avoir serré la main à une dame, il s’attardait pendant quelques secondes pour souffler quelques mots à Dame Clacla du  diminutif du nom de Madame Clarisse Bidamon. Le respectable candidat du RPT n’eut pas le temps de terminer une courte phrase à l’endroit de la dame que des cris stridents s’élevèrent d’une meute de femmes ; une dizaine environ. Une jeune dame, pommettes saillantes, lunettes noires mastiquant  un gros caoutchouc de chewing gum était à la tête de ce mouvement qui huait le Président en des termes intolérables : « laissez notre femme tranquille, vous n’avez pas de femme vous, ayez honte, laissez-nous la dame.» Ceci en mina.  L’atmosphère, tout aussi animée par de zélés danseurs dont l’odeur de la sueur mélangée à celle de l’alcool emballée dans la poussière entretenait un parfum terrifiant, se glaça. Faure n’eut pas le temps de boucler le passage en revue de la longue queue avant de se faire accompagner par son entourage pour prendre place dans son hélicoptère de commandement pour une destination prochaine de campagne électorale. N’eut été une profonde hilarité à ce rendez-vous, la dame, organisatrice de ce spectacle, maitresse du président serait venue d’après nos informations, présenté des excuses.  La réponse de Faure est celle que tout le monde pourrait facilement deviner : le silence absolu, silence bruissant de paroles, de gestes et de faits. La scène a fait parler d’elle pendant toute la période de la campagne. Banale scène qui a un sens assez profond pour ceux qui connaissent les acteurs et les actes et qui expose les rivalités internes, les polémiques orchestrées, la bataille pour des places masculines et féminines, professionnelles ou sentimentales, les jeux de quille, les conflits et coups bas qui minent l’entourage de Faure Gnassingbé. Un entourage à plusieurs facettes dans lequel le Président ne se retrouve plus parfois, ce qui l’oblige à se rompre au silence. Il y a donc des vérités qui ne se disent ou ne s’écrivent pas,  et qui méritent d’être passées sous silence, mais comprises par des initiés du cercle de feu.

L’histoire d’un départ programmé

Marc Dèdèriwè Ably BIDAMON vient de démissionner ou d’être limogé c’est selon celui qui parle,  de la Direction de la Douane togolaise. C’est donc Mercredi dernier que les haricots ont été cuits  pour le jeune ingénieur Télécom qui dirigeait la Douane après une réunion de confrontation devant le Chef de l’Etat.

A la réunion,  le ministre de l’Economie et des finances Adji Otèth Ayassor soutenait que le DG de la Douane a refusé d’exécuter une décision d’affectations, alors qu’il l’avait interpellé à plusieurs reprises à venir l’aider à procéder à ces nominations. Pour enfoncer le clou, le ministre de l’Economie aurait ajouté que le DG financerait des journaux pour s’attaquer à lui et au Chef de l’Etat. Le ministre a étalé encore beaucoup de charges avérées ou non pour plonger Bidamon. Invité à s’expliquer le DG de la Douane déclare n’avoir pas la prétention de répondre aux accusations, mais pense qu’il n’est pas dans ses capacités de violer les textes qui impliquent le Directeur Général  dans les affectations au sein de son service et qu’il est prêt à se retirer dans le cas échéant. Le Président ayant pris acte de la confrontation a renvoyé les protagonistes, leur ayant promis de réfléchir. Le fruit de la réflexion a été connu le soir quand la décision de la démission de Marc Bidamon a été rendue publique. Il sera remplacé par  l’Inspecteur des Douanes Kodjo ADEDZE, un haut cadre respectable,  ancien Directeur Général Adjoint des Douanes sous le DG BAKALI, actuel aide de camp du Président et prédécesseur de BIDAMON. Cette nomination aura surpris même le Ministre Ayassor et ses proches qui depuis plus d’un an multipliaient le lobbying en faveur d’un de leur frère d’ethnie, Ministre sorti du gouvernement précédent.  La nomination du Pasteur  Kodjo ADEDZE, Directeur Général de l’Autorité de Réglementation des Marchés Publics (ARMP) n’est pas fortuite. Il est présenté dans les milieux économiques comme très intègre et rigoureux et surtout qu’il a une familiarité suspecte avec le Président. L’homme sera plus ou moins à l’aise, étant du domaine de la Douane mais a de grands défis à relever, défis sur lesquels nous reviendrons, puisqu’il a déjà, au lendemain même de sa nomination, demandé à voir les fameuses affectations pour redresser le cafouillage organisé par Ayassor. Mais face à ADEDZE, il est important de faire toujours attention. L’homme naît bon, mais c’est l’argent qui le corrompt. La même intégrité on se rappelle avait été élégamment attribuée à Ayassor depuis la Présidence jusqu’au Ministère, mais aujourd’hui, il est présenté  comme l’illustre bien la photo qu’il mange avec les deux  mains, de la même manière qu’il est capable de communiquer avec deux téléphones à la fois. Passons. ADEDZE Kodjo devra donc prendre ses responsabilités pour sauver la Douane Togolaise, un poumon de l’économie.

 

Marc BIDAMON, 5 ans de calvaire à la Douane

C’est en mai 2006 que Marc Ably Bidamon a été  nommé Directeur Général de la Douane. Un poste de responsabilité qui ne se mérite que lorsqu’on est dans le cœur et la grâce du Président. Il cumulait ce poste stratégique avec un autre, Togocellullaire, il a donc fallu la pression de la presse et de l’opinion ce, pendant près de deux ans avant  que le Chef de l’Etat ne se décide à nommer Atcha Dédji AFFOH, à la tête de la société de téléphonie mobile.  Ingénieur télécom et n’ayant pas d’expérience dans le domaine douanier, Bidamon est tombé à la Douane comme un Sahélien dans les glaces du pôle Nord. Certains, Inspecteurs de Douanes qui convoitaient ce poste, se sont organisés pour lui compliquer la tâche dans un domaine aussi complexe que celui de la Douane. Hautement fidèle à Faure Gnassingbé, il aura mis tous les moyens pour répondre aux recommandations faites à lui avant sa nomination : Augmenter les recettes, combattre la corruption et la fraude qui étaient devenues des normes à la Douane, renforcer l’image de l’institution et répondre aux exigences des institutions de Bretton-Woods. Après des formations douanières ici et ailleurs, le DG de la Douane aura réussi à s’imposer avec le soutien d’un cadre, 20 ans de carrière, presque cerveau informatique de la boîte, AGBENDA Amana, et d’un autre inspecteur du nom de Bamana, jugé très compétent.

Pour satisfaire le président dans sa politique d’assainissement de l’Economie, Bidamon a fermé les robinets. Les institutions, les personnalités et les individus qui avaient coutume de venir toucher sans aucune raison des millions à la Douane ont été déroutés. Les sorties sur le dos de la Douane de certaines marchandises et véhicules sans taxes et droits de douanes ont été arrêtées. Les postes qui constituaient des vache-à-lait pour certaines autorités ont été fermés, au point où des plaintes parvenaient au Chef de l’Etat de partout.

Finalement tout le monde en voulait au Directeur Général de la Douane considéré comme inaccessible, arrogant, pingre, qui ne jurait que par Faure Gnassingbé. Même du côté de la Presse, l’on s’en plaint de l’avarice de Bidamon qui était difficilement accessible aux journalistes. Des mesures drastiques prises ont certes, permis de réglementer les recettes des douanes, mais ont causé beaucoup de tort à plusieurs douaniers dont le seul titre signifiait argent, beaucoup d’argent. L’argent est un bon maître, mais un très mauvais serviteur. L’argent plus que le nerf est comme le sang dans l’organisme humain. Lorsqu’il ne circule pas, on cesse de vivre. Toutes les pratiques spirituelles recommandent le partage, l’aumône, surtout par l’argent comme principe sacro-saint du bonheur, de la protection, de la puissance et même de la richesse. En accumulant l’argent d’après les plus austères, il attire continuellement le malheur, étant la source de tous les conflits et de toutes les méchancetés. L’attitude à faire l’aumône est un don de Dieu, ceux qui ont ce don, le savent et le font connaissent le pouvoir qu’il y a à le faire. Ceux qui se refusent et amassent n’arrivent pas à établir l’équilibre dans leur vie.  L’argent n’étant pas la solution à tous les problèmes. L’argent qui part pour aider, soutenir revient à flot, de façon magique, pierre qui roule n’amasse pas mousse dira le dicton,  une parenthèse ésotérique pour présenter la hauteur spirituelle du don sur le donneur.

Critiqué de partout pour ne point partager, Bidamon est donc devenu l’ennemi public, à abattre. Certaines personnes très proches de lui ont commencé par tisser des toiles pour l’anéantir, ce qui profitera donc à l’équipe Ayassor d’avoir raison de la déstabilisation du Directeur Général de la Douane.

Les causes immédiates du conflit.  

Depuis plus d’un an, les relations entre Marc Bidamon, DG de la Douane et son Ministre de tutelle Adji Ayassor ne sont pas au beau fixe. Les deux hommes ne se rencontrent pratiquement plus, s’étant targué à échanger des courriers et contre-courriers. Le premier fait révélateur de ce bras de fer est la suspension  par le ministre Ayassor, en début d’année, des affectations faites par le DG des Douanes. Ayassor ayant saisi le prétexte de n’être pas associé, Bidamon a rendu publique une autre décision d’annulation des affectations. Se conformant selon lui aux textes.

Le deuxième coup, véritable provocation faite à la Douane et à tout le corps est la décision de création des postes de collectes des taxes d’impôts aux cordons douaniers, en violation de toutes les réglementations en la matière. Cette couleuvre, Bidamon l’avait encore avalée estimant qu’il ne pouvait pas refuser d’appliquer une décision de son ministre de tutelle. Il semble que toutes ses décisions étaient prises par Ayassor pour juste faire plaisir à une dame de fer, proche du Président qui n’en voulait plus de Bidamon à la tête de la Douane.

Nous avons été informés d’un certain nombre d’irrégularités qui affectent les virements des recettes des sociétés d’Etat vers le trésor et à la BCEAO. D’après ces informations, les chiffres communiqués lors des réunions  mensuelles entre les responsables du Ministère de l’Economie et des finances et les représentants des sociétés ne sont pas les mêmes à l’arrivée au trésor ou à la BCEAO. Ce qui laisse circonspect certaines sociétés qui sont obligées de se remettre au silence, la décision venant du ministère de tutelle.

Ailleurs, d’après des sources confidentielles, la somme d’un milliard 300 millions est prélevée sur les recettes de certaines sociétés d’Etat pour être déposée  sur un compte suspect dans une banque de la place.  C’est pourquoi, il est recommandé l’opacité dans les recettes  des sociétés d’Etat afin que le pillage s’effectue en douce. Le Ministre de l’Economie et des finances serait de gré ou de force au centre de toutes ces manipulations, étant le ministre de tutelle. Dans les Etats qui aspirent à la bonne gouvernance, les recettes et les dépenses des sociétés d’Etat sont publiées et accessibles afin que le contribuable sache comment l’argent de l’Etat est dépensé. Le péché commis donc par l’ex DG des douanes, Marc Bidamon, serait donc d’oser publier à travers les journaux les recettes record de 14 et 16 milliards récoltées à la Douane ces derniers mois. Une transparence qui a ligué certains agents de la douane qui auraient pris mèche avec d’autres agents du Ministère des Finances pour définitivement sceller le sort de Marc Bidamon. Aujourd’hui, d’après nos informations les relations entre l’ex DG de la Douane et le Chef de l’Etat ne sont pas exécrables comme le pensent la plupart, à part des détails de fonds qui restent à l’étape de rumeurs.

Les arguments sur les détournements à la Douane.   

Le premier système qui a provoqué le tollé général est le COTEC, un système développé par le franco canadien Marc Antoine qui régularisait les valeurs sur les véhicules qui sortaient des parcs.  Le système avec la réduction du pourcentage des valeurs a permis d’accroître les rendements de la douane togolaise, en réduisant au maximum les fraudes et les magouilles qui ont cours au sein des importations de véhicules. Mais comme tout système informatique, il peut y avoir des manipulations qui permettent de faire des exceptions. La clientèle a été également pénalisée surtout qu’aucune communication efficace n’a point été menée avant l’introduction du système dans le circuit.

Le second argument sur lequel la direction Bidamon de la Douane est vivement critiquée est le SYDONIA. C’est un système informatique qui permet de centraliser automatiquement toutes les opérations se déroulant dans le système douanier sur toute l’étendue du territoire. L’avantage est qu’aucune opération n’échappe au système qui fait éviter à la Douane toutes les formes de fraude. Malheureusement, d’après les critiques de ce système, il n’ y a personne qui puisse rentrer dans le système et y faire des modifications, à part une seule personne : Amana AGBENDA. Il se trouve être le Directeur de l’informatique, des statistiques douanières, de la comptabilité et du budget, présenté comme un complice de Bidamon. Il est la pomme de discorde parce qu’on pense qu’il est en mesure, à partir de ce logiciel,  de mener des opérations frauduleuses au vu et au su de son patron. C’est pourquoi, les affections l’ont largué directement  dans les plateaux en tant que Directeur régional, loin du système informatique et de la Direction Générale.

Ces accusations faites ont pour preuves l’incident du 24 décembre 2010 où le système informatique de la Douane est bloqué. Une panne suspecte que les détracteurs du duo Bidamon-Agbenda considèrent comme une fraude organisée pour effacer les traces de détournements. Le responsable informatique n’a pu à ce jour  justifier cette panne, non plus la société de maintenance agréée par la Douane  IP-NET EXPERTS. On se demande ce que les versements successifs qui se sont faits à cette période sont devenus. Histoire de plonger encore Marc Bidamon dans l’abîme.  Et, malgré les mesures draconiennes prises, la douane n’est pas toujours à l’abri de toutes les magouilles et les preuves qu’on lui reproche. Les douaniers restent toujours en tête de liste des riches, alors que certains postes sont jugés plus juteux que d’autres. C’est pourquoi, dans le déploiement, le Ministre Ayassor a pris le soin de placer ses proches aux postes qui sont jugés juteux. Nous reviendrons sur l’analyse de l’arrêté d’affectation ci contre, en définissant les motifs et les mobiles des répartitions Ayassor.

Enfin, il a été mis aux trousses de Marc Bidamon, des services d’enquêtes qui ont fini par convaincre qui de droit que l’homme s’est immensément enrichi, possédant des appartements en Europe et plusieurs autres biens au pays et dans la sous-région. Fait qui ne devait pas surprendre, lorsqu’on sait qu’un simple agent de douane est propriétaire de plusieurs immeubles et autres biens. Surtout que l’ex DG de la Douane a d’abord pendant plusieurs années, dirigé la société de téléphonie Togocel, un autre poumon de l’Economie avant de la cumuler pendant près de deux ans avec la  Douane qu’il a fini par diriger pendant cinq ans.

Le départ de Bidamon, loin d’être un grief devrait être un repos s’il sait que la confiance à lui faite par le Chef de l’Etat et la grâce divine qui l’a accompagné dans sa jeune carrière d’ingénieur Télécom n’est pas donnée à n’importe qui. « Je rendrais grâce à Dieu si j’étais à sa place » conclura un ancien ministre.  Lui-même serait dans la méditation et se serait dit disponible pour son successeur au cas où celui-ci aurait besoin d’informations utiles pour réussir son travail.

Un nouveau départ pour la douane togolaise ?

La nomination de Kodjo ADEDZE devrait être un nouveau départ pour l’administration de la douane togolaise, celle qui devrait poursuivre les réformes pour augmenter les recettes et limiter la fraude ; si et seulement si, le Ministre Ayassor aura évité de continuer à imposer son hégémonie sur l’administration de cette société.

ADEDZE est un connaisseur de la douane et les débats seront désormais francs avec ses collègues avec qui il a fait les mêmes écoles et a eu les mêmes formations. Il devrait aussi, avec l’expérience qu’il a acquise pendant plusieurs années au sein de l’administration douanière redresser le désordre que le ministre a instauré. Il sera à même de dire au Ministre de l’Economie et des finances que contrairement à ce qu’il pense, la Douane devrait fonctionner d’une certaine façon selon les textes sur le plan, national et international. Son plus grand défi serait la résolution du problème de la présence des postes de l’administration des impôts aux cordons douaniers. Il devrait faire comprendre au Chef de l’Etat et aux institutions de Bretton-Woods, la légalité de cette décision et l’opportunité de son maintien.

Le respect mutuel devrait s’instaurer et les intrusions répétitives de celui-ci  devraient éviter une dérive à l’un des poumons de l’économie togolaise. La transparence devrait être de mise et les failles à tous les niveaux devraient donc être combattues, en commençant par le système informatique. Les ressources humaines, piliers de toute entreprise devraient être mieux gérées pour garantir à l’administration ADEDZE de la Douane de meilleurs rendements.

Des leçons pour la vie

Le système galactique obéit à un ordre imposé par l’équilibre. C’est pourquoi, il n’est jamais possible de se retrouver dans une situation de perfection unanime où le bien et le mal, la santé et la maladie, la richesse et la pauvreté se mènent ce combat d’équilibre. Les exemples sont légions dans le vécu quotidien ; ou bien on est un haut fonctionnaire respectable puissant et respecté de tous, et avoir à côté un enfant kleptomane  qui fait la risée du quartier, ou bien on est un richissime homme pour qui l’argent n’est pas un problème et on traîne une maladie incurable que l’argent ne peut traiter, ou bien l’on est un homme d’Etat possédant tous les pouvoirs, et avoir à côté un sens libidinal de sa vie critiqué de tous,  ou bien on est une femme, à la beauté angélique admirée de tous  et avoir à côté une odeur répulsive des parties intimes qui chassent ses partenaires, etc., et le sens contraire aussi est courant, on pourrait être un homme très intelligent, qui a le don de sagesse et de résolution immédiates des situations, avec le manque de moyens pour développer ses talents, le cas des couples aisés qui cherchent continuellement un enfant alors qu’à côté, de pauvres gens  multiplient des enfants à n’en rien faire, restés affamés à longueur de journée etc. Ceci pour juste exprimer à nos lecteurs que tout est grâce et nul ne mérite nécessairement la grâce que le Créateur lui accorde, puisque c’est juste un hasard qu’on l’obtienne en raison de son karma. C’est pourquoi nous l’annoncions plus haut, seul le partage des grâces obtenues pourrait alléger le karma.

Marc Ably Dèdèriwè Bidamon aura fini son parcours à la tête de la Douane togolaise, de gré ou de force, ou encore par la force et la volonté d’hommes, c’est son destin, et chacun pour ce qui le concerne passera par le couloir  de l’équilibre de la vie pour assumer sa destinée.

Bon vent au Pasteur Kodjo ADEDZE…

 

Carlos KETOHOU

L’Indépendant Express N° 185 du 18 octobre 2011

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