Jean-Pierre Fabre désormais assigné à résidence tous les jeudis par les forces de répression togolaises

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Jean-Pierre Fabre désormais assigné à résidence tous les jeudis par les forces de répression togolaises

Les forces de répression togolaises appuyées par les miliciens du RPT ont encore pris d’assaut, le jeudi 23 juin 2011, le quartier de Bè, point de départ de la manifestation pacifique organisée par le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et le quartier de Kodjoviakopé où se situe le domicile de Jean-Pierre Fabre, Président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC).

Tout comme le jeudi dernier, les quartiers de Bè et de Kodjoviakopé ont été les théâtres de jets de grenades lacrymogènes, de grenades assourdissantes, de tirs à balles en caoutchouc et d’arrestations. Pour une fois encore, le domicile de Jean-Pierre Fabre, délibérément visé par les forces de la haine et de l’irresponsabilité, a reçu de nombreuses grenades lacrymogènes.

Très tôt le matin, les forces de répression et les miliciens du RPT ont bouclé le quartier de Bè empêchant tout rassemblement, notamment à Bè-Kodjindji, point de départ des manifestations du FRAC. Décidés à refuser l’arbitraire et le non-droit, les militants et sympathisants du FRAC ont choisi d’affronter cette horde de criminels aux ordres du RPT et cette soldatesque clanique formée pour mater l’opposition démocratique. Ce face à face a occupé toute la matinée : grenades lacrymogènes contre jets de pierres, tirs tendus à balles en caoutchouc faisant de nombreux blessés, coups de matraques, courses poursuites et arrestations.

Pendant ce temps, toutes voies menant au domicile de Jean-Pierre Fabre sont bouclées par les forces de répression. Refusant l’arbitraire, et les violations de la Constitution et des lois de la République, le leader du FRAC, a décidé de sortir de chez lui, bravant l’interdiction imposée par la gendarmerie. A quelques mètres de son domicile, la voiture de Jean-Pierre Fabre s’est retrouvée nez à nez avec des véhicules de la gendarmerie. Le cortège de Jean-Pierre Fabre a du rebrousser chemin. Très rapidement il a été à nouveau intercepté au carrefour de la marina par plusieurs véhicules de la gendarmerie et les véhicules du convoi de Jean-Pierre Fabre mis en joue par les forces de répression togolaises. Au bout d’une heure trente de ce face à face tendu, le Président National de l’ANC a décidé de laisser les véhicules sur place et poursuivre son chemin à pied, accompagné par des centaines de militants sympathisants. Dès le pas de la porte de son domicile franchi par Jean-Pierre Fabre, une pluie de grenades lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de tirs de balles en caoutchoucs s’est abattue sur le quartier de Kodjoviakopé faisant de nombreux blessés. En réponse à cette violence gratuite, les militants et sympathisants ont répondu par des barricades, des pneus incendiés et par des jets de pierres. Les courses poursuites se sont poursuivies dans le quartier pendant tout l’après-midi de ce jeudi 23 juin 2011.

« Nous n’allons pas renoncer à organiser des manifestations de protestations dans notre pays parce que cela ne plaît pas à la gendarmerie. Nous appelons les populations togolaises à nous rejoindre très massivement jeudi prochain pour affirmer une fois encore notre détermination à faire respecter notre droit à manifester et pour dénoncer les violations permanentes de la Constitution et des lois de la République par le régime RPT » a déclaré Jean-Pierre Fabre à la Presse.

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