Expédition punitive à Aného, menée par des éléments du camp militaire de Zowla

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DECLARATION

Relative à l’expédition punitive d’Aného

 

Le samedi 1er novembre 2014, la ville d’Aného a été le théâtre d’une expédition punitive menée par des éléments du camp militaire de Zowla, qui ont attaqué aux armes de guerre, les paisibles populations des quartiers ainsi que les usagers et voyageurs de passage sur la route nationale.

Rien ne peut justifier une telle barbarie. Des militaires ouvrent le feu comme s’ils avaient reçu l’ordre d’exterminer de dangereux ennemis qui seraient la population civile togolaise, surtout les jeunes. Bilan : un mort et au moins 4 blessés graves.

L’ANC présente ses condoléances aux familles affligées et exprime sa compassion et sa solidarité aux blessés à qui elle souhaite un prompt rétablissement.

Il apparaît clairement que sous le fallacieux prétexte de traquer les vendeurs de ‘’produits pétroliers illicites’’, le régime RPT/ UNIR continue d’instrumentaliser les forces de défense et de sécurité, pour créer dans le pays et entretenir un climat de violence et de terreur, afin de se maintenir au pouvoir.

La recrudescence des attaques et braquages perpétrés ces derniers mois avec des armes de guerre, est une source de préoccupation majeure pour les populations, qui constatent le manque total de volonté du pouvoir à assurer leur sécurité, à combattre la criminalité et à mettre un terme à l’impunité.

L’expédition punitive d’Aného, qui n’est pas la première du genre, en période électorale, procède de la stratégie de la terreur mise en place par le pouvoir RPT/UNIR et qui aboutit au massacre de milliers de paisibles citoyens aux mains nues et au départ en exil de plusieurs centaines de milliers de Togolais.

L’ANC dénonce et condamne fermement cette stratégie qui vise à :

  • décourager la mobilisation populaire ;
  • brider l’expression des droits et libertés des citoyens ;
  • empêcher l’adoption et la mise en œuvre consensuelles des réformes politiques ;
  • empêcher tout changement démocratique.

L’ANC tiendra le Chef de l’Etat et le gouvernement responsables des conséquences de cette politique de la violence. L’ANC exige du gouvernement togolais :

  • l’arrêt immédiat des graves et multiples violations constatées ;
  • la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour situer les responsabilités et sanctionner les auteurs et commanditaires de l’expédition punitive d’Anèho ;
  • la prise en charge des blessés et l’indemnisation de la famille de la victime abattue.

L’ANC appelle les populations à une vigilance de chaque instant en restant mobilisées pour répondre aux mots d’ordre.

Fait à Lomé, le 06 novembre 2014

Patrick LAWSON-BANKU

Cc :

MDAC, MSPC, MATDCL, CD, ODDH, CVJR, Confessions religieuses.

Image: source Liberté N° 1816 du 03 Novembre 2014

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