4 Avril 2012 – 4 Avril 2013 Une année de mobilisation du peuple togolais pour “Sauver le Togo”

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4 Avril 2012 – 4 Avril 2013 Une année de mobilisation du peuple togolais pour “Sauver le Togo”

La conclusion de la lutte au Togo s’impose

Assez ! Que ce régime moribond s’en aille pour un véritable Etat de droit au Togo. C’est ce qu’il faut retenir de la détermination des populations togolaises qui sont sorties nombreuses, ce jeudi 04 avril 2013, pour commémorer aux côtés des responsables du Collectif « Sauvons le Togo » (CST), le premier anniversaire de ce mouvement citoyen dont les premiers responsables défendent avec ardeur les aspirations.

Ils étaient des dizaines de milliers, hommes et femmes, jeunes gens et jeunes filles, enfants et vieillards, valides et handicapés, à répondre à l’appel des responsables du CST,  pour  la commémoration du premier anniversaire de ce mouvement citoyen. Dès 8 heures du matin, le point de départ de la manifestation grouillait de monde et ce n’est qu’à 10 heures 30 minutes que les premiers responsables firent leur apparition. Après quelques minutes de prière et de recueillement, la marche de protestation a quitté le marché de Bè en chantant et en scandant des slogans hostiles au régime autocrate en place depuis plus d’un demi-siècle. C’est aux cris de « Faure dégage ! Incapable » que la foule exige le départ immédiat du chef de l’Etat incapable de diriger ce pays et de répondre aux aspirations profondes du peuple togolais.

Arrivée au Carrefour Dekon, la foule s’est recueillie sur cette place où la manifestation du CST a été sauvagement réprimée par les forces de l’ordre le 13 juin 2013, faisant de nombreux blessés. En souvenir de cet événement douloureux, les responsables du CST ont fait un arrêt pour prier devant l’entrée de l’église catholique Saint Augustin d’Amoutivé. C’est le lieu de rappeler que ce 13 juin 2013, de paisibles citoyens aux mains nus, fuyant la barbarie de la soldatesque, ont été poursuivis et tabassés par les forces de l’ordre jusque dans l’Eglise, inondant ce lien saint de grenades lacrymogènes.

Après trois heures de marche sous un soleil de plomb, le long cortège de Togolaises et de Togolais qui exigent l’alternance politique et l’avènement de l’Etat de droit au Togo est arrivé au stade Oscar Anthony vers 13h45 pour un grand meeting d’informations.

Les différentes interventions du meeting d’informations

Comme à l’accoutumée, les interventions ont débuté après les prières  chrétienne et musulmane suivies d’une minute de silence et l’exécution de l’hymne national.

Avant les interventions proprement dites, Francis Pédro Amouzou, a rendu hommage à tous ceux qi sont tombés depuis la création du CST : « Dagbé, Amékoudji, Yemba »  et tous ceux qui ont donné leur vie pour la libération du Togo des mains de la dynastie des autocrates qui a ruiné notre pays et réduit notre peuple en esclavage

 « Vous sortez massivement pour soutenir les manifestations du FRAC et du CST, comme c’est encore le cas aujourd’hui ; parce que vous voulez que les choses changent et que les souffrances et la  torture qu’on inflige aux citoyens togolais, prennent fin. Vous voulez que ceux qui dilapident l’argent du pays arrêtent de piller le Togo. Vous voulez qu’on vous fasse le point sur la vente des ressources minières de votre pays, telles que : l’or, le manganèse, le bauxite, le diamant, le fer, le pétrole. Vous voulez que tout cela prenne fin », s’est exclamé le Coordinateur national du CST, Zeus Ajavon, avant de remercier, au nom de ses pairs, tous ceux qui, par patriotisme et par amour pour leur pays  répondent massivement aux appels du CST. Zeus Ajavon a par ailleurs lancé un appel à plus de mobilisation car estime-t-il, le régime RPT-UNIR n’a plus de souffle de vie.  Il a ensuite affirmé : « Tant que les conditions de transparence ne seront pas une réalité, il n’y aura pas d’élection » précisant qu’il es temps de mettre fin au cycle infernal, élections-contestations-répressions-dialogue.

C’est à Claude AMEGANVI du Parti des Travailleurs qu’il revenait de faire l’historique de la création du CST et le bilan des douze mois d’activités. « La tâche n’a pas été du tout aisée», a-t-il précisé en confiant que le CST continue de donner des insomnies et des sueurs froides au régime autocrate en place qui cherche tous les moyens pour décapiter le mouvement citoyen.

Le commandant Olivier Amah POKO, Président de l’ASVITO, dénonçant les dérapages systématiques des forces de l’ordre, a fustigé  les zélés  de la police et surtout ceux de la gendarmerie qui sont devenus de véritables miliciens à la solde du RPT/UNIR.

« La question du développement doit-être placée au cœur des débats », a lancé le Président de la LTDH, Raphaël KPANDE-ADJARE,  faisant le constat de l’incapacité des autorités togolaises à gérer les ressources du pays. Il a fait savoir qu’il est urgent que le peuple sache là où sont dissimulées les richesses du pays. Ces richesses qui ne profitent qu’à une minorité. « Ils doivent subir la rigueur de la loi », a-t-il martelé. Pour clore son intervention, Raphaël KPANDE-ADJARE a invité les juges et les magistrats à faire preuve de courage et de respect de leur serment pour bien gérer en toute impartialité le dossier des incendies du marché dont les vrais coupables se trouvent ailleurs.

Quant à Me Jil-Benoit AFANGBEDJI, Trésorier général adjoint du CST, il a témoigné sa gratitude aux milliers de Togolais et Togolaise qui ont compris la nécessité de la lutte aux côtés des responsables du CST. « C’est ce qui me rend heureux aujourd’hui, un an après la naissance du CST », a-t-il souligné. Se tournant vers les dirigeants togolais qui cherchent par tous les moyens à décapiter le CST, l’avocat togolais a laissé entendre : « A un moment donné, ils ont commencé à avoir peur et ils ont profité des manifestations des Derniers Tours de Jéricho pour nous coller la paternité des incendies des marchés. ».  Me Jil-Benoit AFANGBEDJI a ensuite appelé les populations à la résistance car espère-t-il, « La lutte paiera. »

Même sentiment d’espérance chez le Président du MRC, Abass KABOUA qui, après avoir remercié à son tour les manifestants, a interpellé le chef de l’Etat pour qu’il fasse respecter les responsables du CST par son entourage. Puis il a qualifié le régime RPT/UNIR/UFC « d’incompétents, de paresseux chroniques, d’alcooliques et de pilleurs de la République. ».  Il a ensuite invité les femmes du grand marché à rester éveillées puisque certaines mains invisibles autour du chef de l’Etat œuvrent dans l’ombre pour  déplacer le grand marché de Lomé au profit d’un centre commercial dont ils sont les promoteurs. « Et ça, c’est l’œuvre de Ingrid », a-t-il confié avant de lancer à l’adresse du chef de l’Etat : « Avant de gouverner un pays, il faut connaitre son histoire. »

Le Président d’OBUTS, Gabriel Messan Agbéyomé KODJO a également remercié les populations togolaises et les a invitées à rendre grâce à Dieu : « Je suis venu pour qu’ensemble nous rendions grâce à Dieu car sans lui, et sans votre résistance, nous ne serons pas là aujourd’hui ». Puis s’adressant à la foule il déclare : « Ce que je suis venu vous dire, est simple. Il est temps pour que Faure parte. Il doit partir coûte que coûte. Il connait maintenant les auteurs des incendies des marchés, il les connait. C’est la raison pour laquelle il refuse de rendre public le rapport des experts français. ».  Abordant ensuite la grève des travailleurs, l’ancien Premier Ministre estime que le Togo a des potentialités et des ressources minières pour offrir à tous les travailleurs togolais les conditions de vie et de travail décents. « Que font-ils de tout cela ? se demande-t-il, au moment où Faure lui-même, s’offre un véhicule d’un milliard cinq cent millions. Nous ne pouvons pas être des esclaves pour Faure. Ce n’est pas possible. »

Le professeur Aimé Tchabouré GOGUE, de l’ADDI, a souhaité que l’année 2013, soit celle de la célébration de la victoire du CST. « C’est à dire, notre accession au pouvoir et le départ de Faure du pouvoir », a-t-il précisé

Même son de cloche chez le Président du PSR, Maître Tchessa ABI : « C’est depuis 2010 que nous nous mobilisons contre ce système.  L’appel du CST, c’est l’appel du Togo. Cette année, le Togo va changer. Cette année, quelque soit le cas, ce pays va changer. Cette année, nous allons commencer à écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays ».

« Comme mes prédécesseurs, je voudrais avant toute chose, remercier le Seigneur pour l’an un du CST et vous remercier ensuite pour votre soutien quotidien. En une année nous avons vécu beaucoup de choses ensemble. Ils nous tirent dessus sans vous épargner. Ils vous rouent de coups, vous arrêtent,  vous blessent et vous crèvent les yeux.  Pourtant, vous nous soutenez avec une détermination de plus en plus grande.». C’est par ces mots que le leader de l’ANC, Jean-Pierre FABRE a commencé son intervention devant la grande  foule réunie au stade Anthony. S’adressant aux  journalistes, Jean-Pierre FABRE a salué leur courage et la qualité de leur travail dans un environnement de plus en plus hostile. Il a vivement condamné l’agression sauvage du reporter en ligne Fredo ATIPOU par des individus non identifiés et l’a assuré de la compassion du CST.

Revenait sur les incendies des marchés de Kara et de Lomé, Jean-Pierre FABRE a confié que les enquêtes sont menées avec légèreté, de manières tendancieuses et partiales. Se  référant au code  pénal, le leader de l’ANC a précisé qu’après les dernières révélations de Mohamed LOUM impliquant directement les capitaines gendarmerie, AKAKPO, YANNANI et AGBENDA ainsi que le Maréchal des logis, ALIDOU, les personnes arbitrairement détenues devraient être immédiatement remises en liberté et lever toutes les inculpations dans cette affaire scabreuse. Sans détour et sans langue de bois, le leader de l’ANC a qualifié les autorités togolaises de bande de voleurs, d’assassins et de pilleurs qui, par leur comportement, ont plongé le pays dans une misère noire. Il convie donc la classe politique  à œuvrer pour un dialogue structuré, franc et inclusif pour régler, dans un climat apaisé, les problèmes qui minent notre pays : « Nous devons nous asseoir pour dialoguer ».  A l’adresse des populations togolaises, Jean-Pierre FABRE a lancé : « Cette fois-ci, il faut conclure la lutte. C’est l’appel que je vous lance à l’occasion de la commémoration de ce premier anniversaire. Concluons donc la lutte, c’est une urgence ».

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